De Viris, t. I
polyte un prêtre et un Novatien, et trace, pour le reste, . sa vie et de sa mort un tableau, qui renferme encore i/ vérité des traits exacts, mais bien plus de déformation légendaires. Sur l'autorité de saint Damase et de Prcdence (1), M. de Rossi a soutenu qu'Hippolyte ne ser?; pas mort en Sardaigne; rentré à Rome sous Philip TArabe, il y aurait adhéré au schisme novatien, pais cordamné à mort sous Valérien, en marchant au martyre. aurait abjuré son erreur et prêché à tous la paii ? l'union.
III. Les Philosophumena. — Au IX # livre des PAi'Ak phumena, ch. xi-xin, il est parlé du pontificat de saie Calliste (217-222) comme appartenant au passé. L'ouvrer fut donc composé après 222, sans qu'on puisse, à quelque* années près, fixer la date. Peut-être vers 230. Le bat e^ l'objet, le plan et la structure de tout l'ouvrage sont exposés par l'auteur même, dans sa préface : « Nous voulons montrer, dit-il, d'où les hérétiques tirent leurs doctrine* et que ce n'est point sur le fondement des saintes Ecritures qu'ils ont bâti ces systèmes, que ce n'est point ec s'attachant à la tradition de quelque saint qu'ils son! arrivés à ces opinions ; mais que leurs théories dérivent au contraire de la sagesse païenne, des dogmes philosophiques, fce 8oyfA&uwv <piXo?o<poupév<i>v, des mystères mensongers, et des contes des astrologues errants. Nous exposerons donc d'abord les théories des philosophes païens et nous montrerons au lecteur que ces théories sont plus anciennes et, au sujet de la divinité, plus respectables que tes doctrines des hérétiques. Nous mettrons ensuite en regard les uns des autres les systèmes divers des philosophes, poar faire voir comment l'hérétique a pillé le philosophe, s'est approprié ses principes, en a tiré des conséquences encore plus condamnables et a formé ainsi sa doctrine.