Periitephan. il
D'à près ce plan les quatre premiers livres sont employés exposer « la sagesse païenne » au sens le plus large. Le r livre en particulier cherche à donner une esquisse de i philosophie grecque, et puise, semble-t il, à deux ources, un recueil des biographies des philosophes célèbres et un extrait des Pkysicorum opiniones de Théophraste (f vers 287, a. Chr.) Ce 1" livre, l'auteur luimême (1) l'appelle quelquefois <ptXo<yo<pofy^« 5& T fAaT<x, mais l'extension consacrée par l'usage de ce nom à l'ouvrage entier ne trouve pas de fondement dans l'ouvrage même. De la conclusion du livre I or il faut retenir que le 11* livre (perd a ainsi que le 111°) traitait « des mystères et de toutes les indiscrètes fantaisies de quelques philosophes sur les astres et sur les espaces » ; le III e livr6 doit avoir continué le même sujet, puisque le IV e (dont le début manque) combat encore l'astrologie et la magie.
Avec le V e livre commence la seconde partie de l'ouvrage, le tableau des diverses hérésies avec la preuve de leur origine païenne. Hippolyte se rattache pour le fond à saint Irénéedans l'exposition des doctrines de Valentin (2). Sur l'hérésie de Basilide (3), au contraire, l'auteur donne beaucoup de renseignements nouveaux, dont plusieurs sont difficilement conciliables avec les données de l'évêque de Lyon. Le Basilide d'Irénée paraît émanatiste et dualiste, celui des Philosophumena, évolutionniste et panthéiste,
On a coutume de lever cette contradiction en distinguant dans l'hérésie des Basil ici iens deux manières et deux époques ; mais on ne sait lequel des deux auteurs nous donne la forme native et lequel la transformation. Le X e et dernier livre est la synthèse sommaire de tout l'ouvrage.