Philos., i
Père et le Logos, puisque le Logos n'était après tout u'un Dieu devenu. Lorsqu'Hippolyte de son côté dit de alliste qu'il « tombe tantôt dans l'erreur de Sabellius, antôt dans celle de Théodote (1) », ce grief ne peut signiver qu'une chose, que Calliste, d'une part, soutenait la ionsubstantialité du Père et du Fils, sans cependant nier îvec Sabellius la distinction des personnes, et que, de l'autre, il défendait la réelle humanité du Sauveur, sans nier sa divinité avec Théodote.
Le pape Zéphyrin (198 ou 199-217) avait modéré la rigueur de la discipline pénitentiaire, en ordonnant que les chrétiens tombés dans la fornication ou l'adultère pourraient être reçus à la communion ecclésiastique, la pénitence publique accomplie (2).
Calliste étendit l'indulgente disposition de son prédécesseur à ceux mêmes qui avaient été excommuniés pour idolâtrie ou pour meurtre ; il rendait ainsi la communion à tous les pénitents sans distinction, ou, comme s'exprime Hippolyte (3), il voulait pardonner à tous leurs péchés. Il introduisit également une discipline plus bénigne pour la réconciliation de ceux qui, d'une hérésie ou d'un schisme revenaient à l'Eglise catholique, pour la conduite à tenir envers l'évêque tombé dans quelques fautes, pour l'admission des bigames aux degrés supérieurs delà cléricature et en d'autres matières analogues.
Hippolyte représente l'indulgence de Calliste comme un crime impardonnable, sans se donner la peine de chercher un fondement à son ardente contradiction. Celle-ci ne pouvait partir que d'un sentiment de haine contre Calliste, ou d'une notion inexacte de la nature et de la portée du pouvoir des clefs, ainsi que d'un manque complet d'intelligence des besoins de son temps.