‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 116 sur 228 · ACTES DES MARTYRS · texte numérisé non relu

ACTES DES MARTYRS

pplémeat auxActa Sincera de do m Ruinart : Mém. de VAcad. des Inspt. f t. "XXX, 2« p., Paris, 1883, p. 57-347.

Sur tels et tels Actes en particulier, de bonnes études dans les grands ivrages de MM. Aube (Paris, 1875-1885) et Allard, Paris, 1885-1898, ir les persécutions romaines. — Egli, Actes des Martyrs et martyroges des premiers temps, Zurich, 1887, in-8°. — Neumann, L'Etat romain \ l'EgL cath. jusqu'à Dioctétien, t. I, Leipz., 1890, p. 274-331 : critique Le9 À et a Sanctorum, c'est le titre d'un recueil hagiographique, unique d l'espèce, commencé par J. Bolland, S. J. (t 1665), continué, mais ion encore achevé, par les Bollandistes. Neumann traite de tous les do art y rs qui paraissent dans les Acta SS. depuis Commode jusqu'à Phi. lippe l'Arabe.

La Passio S. Felicit. et VU filiorum ejus, dans D. Ruinart, p. 21-23, Pour l'authenticité aussi H. Doulcet, Essai sur tes rapp. de l'Egl. chréL avec VEtat rom. pendant les trois premiers siècles, suivi d'un mém, relat. au mart. de sainte Félicité, Paris, 1883, in -8°. — Contre, Fuehrer, Essai de solution de la question de sainte Félicité, Frieingue, 1890, in-8° ; combattu par Kuenstle, Etudes hagiogr. sur ta Passio Pelicitatis, Paderb., 1894, in-8 # ; réplique de Fuehrer, Sur la question de saint Félicité, Leipz., 1894, in- 8°. Les diverses recensions, trois latines et une grecque, ût&Acta mart» Scilitanorum sont comparées parRobinson, The Passion of St Perpétua, Cambr., 1891, p. 104-121. Le texte grec avait été publié par Usener, Index Se ho I arum Bonncns., Bonn., 188t. M. Aube, Etude sur un texte nouveau des Actes des Martyrs scillitains, Paris, 1881, in-8«, y vit l'original et la source des textes latins. Celui des trois textes latins, qui représente selon toute prohabilité la rédaction originale et la base du texte grec, n'a été publié complètement que dans les Analecta Bollandiana, t. V11I, Paris, 1889, p. 5-8. Le texte grec des actes des saintes Perpétue el Félicité a été publié pour la première fois, d'après un manuscrit du couvent du Saint* Sépulcre à Jérusalem, ensemble avec les textes latins déjà connus, par Harris et Giflbrd, Londres, 1890, in -8°. Les mêmes textes dans Robinson, The Passion of S. Perpétua, Cambr., 1891. Robinson conclut que le texte grec est l'original. De même Duchesne, dans les Comptes rendus de l'acad. des Inscr., janv. et févr., 1891, p. 39-54. Cf. Pellet, Les martyrs d'Afrique. Hist. de sainte Perpétue et de ses compagnons, Paris, 1885, in-8°.

L'Académie royale de Berlin a chargé M. Ehrard, professeur à Wurxbourg, de préparer une nouvelle édition grecque des Actes des Martyrs.

§ 27. — V Ecole catéchéiique d Alexandrie.

Aux mains des apologistes aussi bien que des polémistes, la plume est une arme pour les combats de l'Eglise contre tous ses ennemis. Aux mains des docteurs alexandrins, elle devient l'instrument du travail pacifique dans U propre champ de l'Eglise. Alexandrie, capitale du royaume des Ptolémées, par les efforts persévérants de la dynastie régnante, s'était élevée au premier rang du savoir et delà culture. Là, plus qu'en nul autre lieu, se trouvaient réunis tous les moyens, toutes les facilités d'étude, toutes les ressources intellectuelles de l'époque. Là, la sagesse et les mœurs de l'Orient cherchaient à se réconcilier avec la science et les coutumes de l'Occident, le Judaïsme adoptait les formes grecques, les idées grecques, tandis que la littérature des Hellènes s'ouvrait de plus en plus aux doctrines et aux principes de l'Ancien Testament.

L'institution ecclésiastique qui existait depuis longtemps à Alexandrie, n'avait été d'abord qu'une simple école de catéchumènes ; d'où le nom qu'elle garda dans la suite. Vers le milieu du u* siècle, elle s'était transformée en une école scientifique de théologie, où s'enseignait toute la science grecque, rendue tributaire du christianisme et servant à un but apologétique. L'école atteignit l'apogée de sa gloire avec Origène (203-231) ; elle déchat peu à peu de son antique réputation au IV e siècle. Le prédécesseur d'Origène à la tête de l'école, Clément, ne croit plus pouvoir se dispenser de l'enseignement par le livre; la vérité, qu'il a reçue de la bouche de ses maîtres, il veut,

;omme il le déclare à plusieurs reprises, en récrivant, la transmettre pure et sans mélange à la postérité ; il entreprend, le premier, une exposition écrite et détaillée de la foi et de la morale chrétiennes. Héritier de Clément, qu'il dépasse de toute la hauteur de son génie, Origène tente d'ordonner les dogmes chrétiens systématiquement, en un corps de doctrine. Esprit encyclopédique, plume d'une fécondité sans égale dans le premier âge des Pères, il écrit aussi des commentaires sur presque tous les Livres Saints. Cette activité littéraire devint du reste comme une tradition chez les chefs de l'école d'Alexandrie.

Guerike, De schola qux Alex, floruit catechetica, Hallt, 1824-1825, 2 vol. in-8°. — Hasselbach., De schola qux Alex. flor. calech., Stettin, 1826, 1839, 2 vol. in-8°. — Kingsley, Alexandria and fier schools, Cambr., 1854, in-8°. — Bigg, The Christ. Platonists of Alex. Eight led. preached before Ihe univ., Oxford, 1886, in-8°.

§ 28. — Clément d'Alexandrie.

I. Sa vie. — Titus Flavius Clemens naquit probablement à Athènes (1). De longs voyages le conduisirent de la Grèce dans l'Italie méridionale, en Syrie, en Palestine et enfin en Egypte. 11 arriva, semble-t-il, à Alexandrie, peu avant Tan 180. Pantène, un converti du Portique, y dirigeait alors, avec grand succès et abondance de fruits,

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