‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 124 sur 228 · Joann , m · texte numérisé non relu

Joann , m

taire lumière, Dieu ; perfection enfin, parce que rien ne lui manque : Que manquerait-il encore à celui qui connaît Dieu. Il serait vraiment absurde, en effet, de parler d'un don de Dieu qui ne serait pas plénitude. Etant parfait, Dieu accorde des dons parfaits (1). »

Les S tr ornâtes, au contraire, élèvent la prétention d'un progrès allant de la foi à la science (2). La foi forme le fondement (3) ; il s'agit « d'édifier sur ce fondement de l'or, de l'argent, des pierres précieuses (4) », c est-à-dire la science (5). La foi n'est autre chose que l'adhésion préalable de l'intelligence à un objet aimé, et une telle foi est présupposée par toute science (6). c La foi est, pour ainsi dire, une science abrégée des choses nécessaires ; la science est la sûre et ferme démonstration de ce qu'on avait admis par la foi (7) ». Seule, la philosophie conduit à une semblable science. « Vouloir parvenir à la gnose, sans philosophie, sans dialectique, sans étude de la nature, c'est prétendre cueillir des raisins sur une vigne sans nulle culture (8). »

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