‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 130 sur 228 · Op. c, vi · texte numérisé non relu

Op. c, vi

que laïque, à faire des conférences publiques dans leur:? églises. Mais l'évêque d'Alexandrie, Démétrius, désapprouvant cette conduite, somma Origène de revenir, ordre qui fut obéi sur le champ. L'an 218 ou 219, la mère du futur empereur Alexandre Sévère, Julia Mammœa, appela Origène à Anlioche, dans le dessein de se faire instruire par lui de la doctrine chrétienne (1). Durant les dix années suivantes Origène semble avoir surtout résidé à Alexandrie, tout occupé de la composition de ses ouvrages.

Vers 230, il entreprit un voyage en Grèce pour quelque affaire ecclésiastique, probablement pour conférer avec des hérétiques ; il partit muni des lettres de recommandation de son évêque, mais arrivé à Césarée en Palestine, à l'insu de son évêque et malgré l'irrégularité résultant de sa mutilation, ses amis Théoctiste et Alexandre l'ordonnèrent prêtre. Après un séjour de courte durée, semblet— il, en Grèce, il revint par Ephèse et Antioche à Alexandrie. Ce fut alors que l'évêque Démétrius lui demanda compte de sa conduite. Origène était accusé non seulement d'infraction aux lois de l'Eglise, mais encore d'hérésie. Deux synodes, réunis à Alexandrie en 231, non contents d'ôterau célèbre docteur la charge de l'enseignement, l'exclurent de la communion de l'Eglise ; un concile romain, sous le pontificat de Pontien (231 ou 232), adhéra à ce jugement.

Origène, dès l'année précédente, avait fui devant les signes précurseurs de l'orage et trouvé chez ses amis de Palestine un asile et comme une nouvelle patrie. Il ouvrit à Gésarée une école théologique, dont le caractère scientifique fut encore plus marqué que celui de l'école alexandrine. Un disciple reconnaissant, saint Grégoire le Thaumaturge, dans son Panégyrique dOrigène (2), écrit l'an 238 ou 239, nous renseigne amplement sur

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