‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 139 sur 228 · Hist. ceci., vi · texte numérisé non relu

Hist. ceci., vi

o. JLt, C,

isolées de la main du célèbre exégète, connaît les recueils suivants : « Diversarum (diversorum?) ad eum epistolarum libri 2, Epi s toi arum ejus ad di versos libri 9, Aliarum epistol. libri 2 ». 11 est très peu de ces lettres dont nous ayons quelque connaissance et il n'en est en tout que deux intégralement conservées. La première (1), adressée à Jules l'Africain, fut écrite de Ni comédie vers 228; l'auteur cherche à établir, à grand renfort d'érudition, contre les objections de son correspondant» l'authenticité des parties deutéro-canoniques des livres de Daniel, particulièrement de l'histoire de Suzanne. La seconde (2) fut adressée, en 235 ou 236, à un disciple d'Origène, à Grégoire, le futur Thaumaturge, lorsque celui-ci étudiait encore à Alexandrie, dont il respirait l'atmosphère païenne. C'est avec les plus tendres accents que le maître avertit le bien- aimé disciple de ne laisser pas ses nouvelles études lui arracher sa foi chrétienne.

IX. Origène écrivain. — Saint Jérôme conclut son catalogue des ouvrages d'Origène par ces mots : c Voyezvous et les Grecs et les Latins vaincus par le labeur d'un seul? Celui-ci n'a-t-il pas plus écrit que jamais homme n'a pu lire (3) ». Didyrae, grammairien alexandrin, avait mérité jadis, par son dur travail, d'être appelé XaXxévccpo;, entrailles (f airain; saint Jérôme crut devoir, pour Origène, renchérir sur ce beau surnom, l'appelant nostrum Adamantium nostrumque Chalcenterum (4). Cette épithète d"Aî*fixvTMK, homme d } acier, qu'Eusèbe (5) avait en passant appliquée à Origène, que Photius (6) interprétera de la force irrésistible de son argumentation, saint Jérôme

t. Miest, P. G., xi, 48-85.

1 il*, 88 92.

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