‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 142 sur 228 · In Joann., tom. X, ch. i? : xiv · texte numérisé non relu

In Joann., tom. X, ch. i? : xiv

§ 29. — oiugène 267

fje principiis que le maître alexandrin, au plus fort de son nictivité scolaire et littéraire, fut accusé d'hétérodoxie et j ugé coupable par l'autorité ecclésiastique (1). Les controverses origénistes, qui éclatèrent peu après sa mort et retentirent jusqu'en Occident, eurent pour conclusion l'anathème prononcé par le synode de Constantinople de 543 contre quinze propositions d'Origène (2) et, dix ans plus tard, sa condamnation comme hérétique dans le onzième anathématismedu V e concile œcuménique (3).

C'est que, en dernière analyse, la dogmatique d'Origène n'est que la métaphysique pagano-grecque de son hemps avec un vêtement chrétien. Ainsi devait la juger lûentôt Porphyre (f vers 304) : « Dans sa vie, disait-il, parlant d'Origène, c'était un chrétien et un ennemi des lois ; mais dans sa conception des choses de ce monde et de l'être divin, c'était un Hellène (4) ».

D'après Origène, c'est une conséquence nécessaire de sa bonté que Dieu se manifeste ou se communique, et c'est de même une exigence inéluctable de son immutabilité qu'il se manifeste de toute éternité. 11 se sert à cet effet du Logos, qui est distinct du Père (5), non seulement entant que personne, mais aussi quant à l'essence (6), puisqu'il est soumis au Père comme au seul Dieu suprême. Du Père par le Logos procède d'abord le Saint-Esprit, moindre que le Logos, comme celui-ci est moindre que le Père (7).

L'évolution de l'unité divine dans la pluralité se continuant, au degré suivant vient le monde des esprits, auquel appartiennent aussi les âmes humaines. Tous ces esprits

i. Cf. supra, h.

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