SAINT MÉTHODE D'OLYMPIE
eau talent et de sa culture classique. Sa campagne aussi leureuseque vigoureuse contre l'origénisme mérite une particulière attention. Ce qui nous reste de ses écrits ne permet pas de préciser sa doctrine sur la Trinité, notama\ent son attitude à l'égard du subordinatianisme.
III. littérature. — Galland donna le premier un recueil des Œuvres de saint Méthode, Bibl. vet. Patr., ni, 666-832. Cf. Proleg. p. li-liv ; reproduit par Migne, P. G.,xvm, 9-408. — Jabn a donné une éd. nouvelle, S. Methodii opéra et S. Meth. platonizans, Halle, 1865, in-4°. Bonwetscb, Méthode d'Olympie. /. Ses écrits. Erlangen, 4891 ,in-8°, donne, outre la traduction allemande du recueilslave, le texte grec à l'exception du Banquet et des écrits apocryphes. Le texte grec apparaît ici en maint endroit plus correct et plus complet, grâce aux fragments mis au jour par Pitra, Anat. Sacra, m, 602-612, 617-626, et à d'autres reliques Jusque-là inconnues. On a consulté aussi les fragments syriaques et arméniens publiés et traduits par P. Martin, dans Pitra, Op. c, iv, 201-209. 434-441 .
Dans un second volume Bonwetscb étudiera les écrits contenus dans le premier. Sur les éditions des Révélations de S. Méthode, omises dans les recueils ou éditions ci-dessus, V. Fabricius-Uarles, Bibl. Gr. vu, 269-271. — Etudes sur S. Méthode, V. Fritschel, Méthode d'Olympie et sa philosophie, Leipz., 1879, in-8*. — Pankow, Méthode, évéque d'Olympie, Mayence, 1888, in-8 . — Sur le siège épiscopal de S. Méthode, Zhan, dans la Revue d'hUt. eccl., t. Vfll (1885-4886), p. 15-20. Cf. Ramsay dans The classical Review, juillet 1893, p. 311-312. — Sur le Banquet, E. Carel, S. Meth. Patarensis Convivium decem virg., Paris, 1880, in-8". — L'hymne des Vierges de la fin du Banquet, a été inséré par Christ et Paranikas dans leur Anthologia grxca carm. christ., Leipz., 1871, p. 33-37. V. Sur cet hymne Edm. Bouvy, Poètes et M é Iodes y Nîmes, 1886, p. 30-48. 124-126. — Sur le De libero arbitrio, cf. supra, § 23, iv. — Sur la date des Bevelationes, cf. Gaspari, Lettres, traites et prédications des deux derniers siècles de l'an tiq. ecclés., Christ., 1890, p. 468, et sur leur contenu, Zeischwitz, De l'empire rom. de ta nation allem. Un drame du moyen-dge , Leipz., 1877, p. 43 et suiv.
§. 33. — Quelques autres écrivains du ni* siècle.
I. Jules l'Africain et Anatolius. — Sextus Julias, scnommé l'Africain d'après son pays d'origine, fît, vers 21" un voyage à Alexandrie, attiré, comme il nous Fapprvfi: lui-même (1) , par la grande renommée d'Héraclas (2 , qenseignait alors à l'école catéchétique. Dans la suite on >voit séjourner à Nicopolis en Palestine (Emma us), sar> qu'on puisse dire quelle position il y occupait. Etait-!: évêque? On ne peut du moins pas l'inférer du titre ai président, * pourra ^vo*, que lui donne une fois Eusèbe :< . qui veut dire sans doute que Jules fut le chef d'une députât ion envoyée de Nicopolis à l'empereur Alexandre Sévère. La lettre à Origène, où il s'engage à fond contre la canonicité de l'histoire de Suzanne (4), fut écrite ver> l'an 228. Le nom de fils (5) qu'il donne à son illustre correspondant témoigne du grand âge de l'écrivain. On peut placer sa mort vers 237.
Jules l'Africain doit sa réputation littéraire à unechronographie en cinq livres (6), qui allait de Tan 5499 avant J. Ch. à l'an 221 de notre ère, et qui cherchait à fondre et à concilier l'histoire biblique avec la tradition historique des peuples païens. Eusèbe k prit la Chronographie pour