QUELQUES ÉCRIVAINS DU III SIÈCLE
se de sa Chronique. Il n'en reste que des fragments dont in est une liste des vainqueurs des jeux olympiques. un ouvrage encyclopédique, sous le titre de Cestes ou ^oderies (1) et qui, au dire de Photius (2), était divisé en L livres, il s'est sauvé des extraits des sections relatives à i guerre et à l'agriculture.
Dans la lettre également incomplète à Aristide, persontage qui n'est pas autrement connu, Jules lève l'apparente contradiction des deux généalogies du Sauveur dans laint Mathieu et dans saint Luc, et le mode de conciliation qu'il propose pourrait bien, aujourd'hui encore, être tenu pour le meilleur de tous. Jacob, dit-il, père de Joseph dans saint Matthieu (3), et Héli que saint Luc (4) donne comme tel, étaient frères utérins; Héli étant mort sans enfants, Jacob, conformément à la loi du lévirat (o), lui suscita une postérité. Joseph était ainsi fils de Jacob selon la nature, mais fils d'Héli selon la loi. D'autres écrits, attribués à Jules par les auteurs postérieurs, sont considérés comme apocryphes.
L'Alexandrin Anatolius, qui fut vers 270 évêque de Laodicée en Syrie, avait la réputation d'un mathématicien éminent. Eusèbe (6) nous a conservé un fragment considérable de ses canons de la Pâque ; mais le Liber Anatolii de ratione paschali, où ce fragment se retrouve à quelques différences près (7), ne fut certainement composé qu'au vu 6 siècle, en Angleterre, à l'occasion de la controverse pascale entre les Bretons et les Romains. H n'est resté non plus que de faibles fragments des dix livres d'Anatolius sur l'arithmétique-