‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 169 sur 228 · S 35. — MINUTIUS FÉLIX · texte numérisé non relu

S 35. — MINUTIUS FÉLIX

ider lequel des auteurs s'est inspiré de l'autre : Est-ce Avnucius qui relève de Tertullien ? ou Tertullien de Miîucius ? Sur ce point, Lactance (1) et saint Jérôme (2) ne Raccordent pas : celui-là semble mettre Minucius avant rertullien, celui-ci place nettement Tertullien avant Minucius. Cette dernière opinion a d'abord prévalu, et, par suite, on s'est habitué longtemps à tenir l'Apologétique pour antérieure à TOctavius.

13 n revirement d'idées s'est produit sous nos yeux : M. Ebert (1870) notamment a soutenu la thèse contraire, et la plupart des critiques modernes s'y sont ralliés. Minucius Félix aurait écrit, d'après eux, son dialogue au début du règne de Commode (130-192). Au surplus, l'arrêt n'est pas resté sans appel ; ni la thèse qui signale dans TOctavius l'influence de Tertullien, ni même celle qui prête à l'Apologétique et à TOctavius un canevas commun depuis longtemps perdu, n'ont manqué en ces dernières années d'habiles et solides défenseurs.

Presque tous les critiques conviennent que saint Gyprien dans son traité Sur la vanité des idoles (3), écrit vers Van 248, imite TOctavius, jusqu'à lui emprunter, plus de vingt fois et mot à mot, des phrases entières.

III. L'auteur et ses deux amis. — L'auteur porte, dans le Dialogue même (4) on Ta remarqué, le nom de Marcus. Nous savons son nom complet, Marcus Minucius Félix, par les deux écrivains qui nous ont conservé le titre du Dialogue, Lactance (5) et saint Jérôme (6). Ils nous disent que Minucius Félix était un avocat (causidicus) renommé du barreau romain. Il vécut donc à Rome et y plaida de-

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