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§ 35. — M1NUTIUS FÉLIX 807
re est-ce là précisément ce qui a inspiré l'idée de publier ►us son nom ce traité du destin qui n'est pas de lui.
V. Editions de l'Octaviua. Travaux. — Editions : l'Octavius ous est parvenu dans un manuscrit unique, le codex Parisinus 1661, ui date du ix* siècle et dont un manuscrit de Bruxelles du xvi* siècle .'est que la copie. Il y forme le VIII» livre do l'ouvrage d'Aroobe contre es Gentils (cf. tn/Va, § 40, u) ; d'Oclauiiu on a fait Octavus. Le texte du nanuscrit est très corrompu, ce qui ouvre un vaste champ aux Irataux de la critique. L'édition princeps du Dialogue est l'édition princeps tl'Arnobe, publiée, d'après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, par Faustus Sabeus, Home, 1543, in-f\ C'est François Baudoin qui publia le premier notre Dialogue sous le litre d'Octavius et sous le nom de Minucius Félix, Heidelberg, 1560, in-8°. U en a été fait depuis lors une foule d'éditions; on eu trouve la liste dans Schoenemann.fitôi. hisL lit. Pair, lat., i, 62-77.
Parmi les éditions ou plutôt parmi les réimpressions modernos, on compte celles de Murait, Zurich, 1836, in-8*; de Lûbkert, Leipzig, 1836, in 8° ; de Migne, Pair. L., m, Paris, 1844 ; d'ÛEbler, Loipzig, 1847 ; de Holden, Cambridge, 1853, in-8°; de Kayser, Paderborn, 1863, in-8°; de C. Halm, Vienne, 1867, dans le Corpus script, eccles. lat., vol. II; de Hurter, Inspruck, 1871 (SS. Pair, opusc. sel., xv); de Goraelissen, Leyde, 1882, in-8°; de Léonard, Namur, 1883, in-8° ; de Behrens, Leipzig, 1886, in -8°. De toutes ces éditions, la meilleure, sans contre* dit, est celle de C. Halm. On lit dans la Préface, p. 6, eet intéressant aveu : <* Large mendandi copia et nobis relicta erat et post nostram amicoramque curam posteris relinquetor. • Cf. sur l'histoire de la critique textuelle, Tenffel-Sehwabe, Hisl. de la littér. rom., 5* éd., p. 931,
Travaux : Ad. Ebert, Tertullien et Minucius Félix, avec un appendice sur le Carmen apologeticum de Commodien : Mémoires de F Académie royale de Saxe, section de phil. et d'hist., t. V, p. 319-420, Leipzig, 1870. — E. Behr, VOctavius de M. Félix et le De natura deorum de Cxcéron, Géra, 1870, in-8°. — A. Faber, De M. Minucio Felice commentatio (Progr.),
Nordhaus., 1872, in-4°. — Th. Keim, Le Discours véritable de Celse
comparé avec Lucien et Minucius Félix, Zurich, 1873, in-8*. — De Félice, Etude sur VOctavius de Minucius Félix, Blois, 1880, in-8*, place l'Octaviua avant la seconde Apologie de saint Justin (160). — V. Schultze, La date de V Apologie de Minucius Félix, dans les Annales de th. prot. t
t. VII, 1881, p. 485-506, recule notre Dialogue jusqu'au iv* siècle, c< ]'an 300 au 13 février 303. — Lœsche, Minucius Félix et Athémagore^ . t. VIII, 1882, p. 168-178, tient pour très probable que M. Félix a mis . proBt Atbénagore. — Kûhn, VOctavius de Minucius Félix, Leipzig, 1S&. in-8% a cru trouver dans Minucius des erreurs graves de doctrine. - Scbwenke, Vàge de Minucius Félix, dans les Annales de th. prot., t. Il 1883, et Beck, Minucius Félix et Tertullien^ dans la Rev. trim. de tka-. % t. LXVIII, 1886, p. 64-114, tiennent l'un et l'autre M. Félix pour antérieur à Tertullien. — Fr. Wilhelm, De M. Felicis Octavio et Tertulks** ApologeticOy dans les Dissertations philologiques de Breslau, t. II, tasc. 1, Breslau, 1887, in-8° : Minucius Félix et Tertullien, sans dépendre iocanement l'un de l'autre, ont puisé tous les deux à la môme source. — M. L. Massebieau, L'Apologétique de Tertullien et COclavius de M. Ffitr. dans la Revue de l'histoire des religions, mai-juin 1887, p. 316-3V3 : Minucius Félix s'est servi de Tertullien. G. Boissier, La Fin du Pagenisme, t. I, p. 305. — B. Seiler, De sermone Minuciano, Augsboarc 1893, in -8°. — V. la littérature antérieure dans Chevalier, Repert. da sources hist. % 1583. 2744, et dans Richard son, Bibliographe Synopsis, 48-50.
VI. Le pape saint Victor 1". — Selon saint Jérôme (l\ le pape saint Victor I* r et le sénateur matyr Apollonius sont les premiers qui aient écrit en latin ; Tertullien n'est que le troisième en date des écrivains latins de l'Eglise (2,i. Nous avons parlé plus haut (3) d'Apollonius. Saint Jérôme (4)nous apprend aussi que le pape saint Victor avait laissé un livre sur la question de la Pâque et quelques autres opuscules. Tous ces ouvrages sont, à ce qu'il parait, perdus.
M. Harnack, en 1888, crut reconnaître la main de saint Victor dans un opuscule apocryphe, de saint Cyprien, le