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Pendant qu'un aut-w.
rester classinue o«^F* Africain, Minucius Félix,
Séneque, Ter'^^^ Pe ^ ve en définitive de Ctoéron et de ni à l'harmr^^''' en n'attache pas ombre d'importance
la beauté jÉ^ue des périodes, ni à l'art, di composition; pas. Le yde la forme pour lui n'est rien, il ne la sont et tout W style de Tertullien, c"eat l'homme lui-même et coyjlrentier : style plein de verve et de sève, énergique Le pwcis; trop souvent hélas 1 aux dépens de le clarté. ■être de Carthage puise à pleines mains ses exprès- ... r ..j dans la langue du peuple. En [ace de ses ttdvere'jfires, il pense, il parle, naturellement et sans le vouloir, f*|n juriste. A-t-il besoin de créer des tours el des mois rçour rendre l'originalité de ses idées, il les forge Imrdtfcient et sans scrupule.
' III. Tertullien et la postérité. — Ni l'influence ni le /nom du prêtre de Carthage ne périrent avec lui. Saint Cyprien, au rapport de saint Jérôme (I), ne passait pas un jour sans lire Tertullien, dont il se faisait apporter les ouvrages en disant: a Da magistrum, donnez-moi le maître. » Paroles où se dessinent à merveille le earactèro littéraire du saint docteur et son étroite dipr'iidnnne de Tertullien. C'est habituellement des pensées de son de* vancier que saint Cyprien s'inspire, mais il suit les revêtir en les développant d'une langue plus moelleuse i »
\ I.Deriri, «(.. ch. un.
plus souple, et il les enchâsse dans un discours miei
ordonné.
Mais la période de la critique s'ouvre en attendant *. de l'oubli. Lactance (2) tient Tertullien pour fort sava<: ; mais avec son habitude et ses préjugés de rhéteur, u trouve obscur, embarrassé, rocailleux ; et voilà pourqu. conclut-il, ses ouvrages, pas plus que ceux de Mm*. Félix, n'ont pas atteint à la célébrité. Saint Hilaire Poitiers (3) y voit, à coup sûr, bien plus clair et plus! lorsqu'il met en cause le montanisÉPe q Q *^ accuse a terni la gloire et amoindri, sinon ruiS^i ^ autorité grand homme; t consequens error homiiïrf e ' raxJ tis probabilibus auctoritatem. » \.
Le portrait que saint Jérôme a tracé du prêt? thage rend à peu près complètement cette T1 ^./
physionomie, t Tertullien, dit ce Père, est plein . . mais il est d'une lecture difficile (4) ; » et ailleurs : a-t-il de plus pénétrant? Dans son Apologétique et ses livres aux nations il a ramassé toute la scienc siècle (5). » Mais Helvidius s'avise-t-il pour battr brèche la virginité de Marie, d'en appeler à Tertuil saint Jérôme d'un mot lui ferme la bouche : « De Te lien, je n'ai rien à dire, sinon qu'il n'a pas été l'homn; l'Eglise (6) ». Saint Augustin, à son tour, prenant à pi Tertullien, réfute, avec son erreur de la matérialit l'âme, son erreur plus grossière encore de la matérialii! Dieu (7), et nous montre l'illustre vieillard à la tête d 1 secte montaniste qu'il avait fondéç (8). Saint Vincenl
i. Ci. lnfra, §, 37, ti.