Ch. xt ; cf. supra t it
A. Ch. i.
5. Animai corpus asserimus propriœ qualitatif et sui generis, ch « v
une substance purement spirituelle et dans son traité //• la Chair du Christ (ch. xi), il n'hésite pas à formuler tte thèse : « Tout ce qui est corps a son genre à soi, il y a d'incorporel que ce qui n'est pas ». Mais rame, d'où ient-elle ? Tertullien, jouet d'une nouvelle erreur, se fait \'\ le champion du génératianisme ou traducianisme, dus sa forme la plus grossière. L'âme comme le corps est 3 fruit de la génération ; des âmes du père et de la mère e détache le germe d'une âme nouvelle, un rejeton, pour insi dire, de la race d'Adam, « velut surculus quidam ex natrice Adam (1) ».
L'esprit du montanisme, la date de la composition, 'ensemble des idées, tout rattache étroitement au traité De Vdme, le livre De la chair du Christ, et celui De la résurrection de la Chair. Le livre De la chair du Christ (24 chap.) établit, à l'encontre des gnostiques Marc ion, Apelles, Valentin et Alexandre, la réalité comme la nature humaine de la chair du Sauveur. Tertullien ose y soutenir que Jésus-Christ était laid (2), assertion étrange, mais qui fait voir à merveille tout ce qu'il manquait d'idéalisme à l'écrivain. Le traité De la résurrection de la chair, en 63 chap., commence par venger des objections de la gnose la foi à la résurrection des corps ; puis l'Ecriture Sainte à la main, il assied et met en pleine lumière avec une éloquence que nul Père n'a égalée le dogme de la résurrection. Entre la première partie, la partie polémique (ch. iii-xvii) et le traité d'Athénagore sur le mêmesujet (3J l'analogie saute aux yeux.
Enfin le traité Contre Praxéas [31 chap.) prend en mains la cause du dogme trinitaire et accable sous une pluie de textes et d'invectives l'hérésie des patripassiens (4). C'est