Ep. $ 64, ad Fabiolam : Micm, ibid., xxii
tel, dans quatre numéros des Etudes patnstiques, Vienne, 1800, a public un excellent commentaire critique de cette première parité. La critique textuelle des ouvrages de Tertullien a aussi occupé M. Klussmann, tV rarum Tertullianearum particule, i-in, Halle, 1881 ; Gotha, 1887, in-<8\ Excerpta Tertullianea in lsidori Hispalensis Etymologiis coliegit et eiplanavil M. K., (Prog.), Hambourg, 1892, in-4*; — J. van der Vliet, Studi* ecclesiastica : Tertullianus, Leyde, 1891, in-8*; — E. Kroymann, Quxttiones Tertullianex criticœ, Inspruck, 1894, in-8°.
XI. Editions partielles de Tertullien. — Dans la foule des éditions à part de l'Apologétique, celle d'Haverkamp, Leyde, 1718, io-*', mérite le premier rang: On la retrouve dans les éditions modernes de J. Kayser, Paderborn, 1865, in-8* ; de Hurtcr, 5S. Pair, opusc. sel., t. XIX, Inspruck, 1872 ; de Léonard, Namur, 1881, in-8° ; de Bindley, Londres, 1889, in-8°. — M. de Lagarde propose une recension nouvelle du chap. xix de Y Apologétique : v. les Comptes rendus de l'Académie royale des sciences de Gœtlingue, t. XXXVII, 1891. — Is. Pelet, Essai sur l'Apologétique de Tertullien, Strasbourg, 1868, in-8*. — Sur les rapports entre V Apologétique et les deux livres Aux nations, V. G. de Hartel, Etudes patristiques, n. — Les travaux apologétiques de Tertullien en général sont étudiés par Héfélé, Contributions à l'histoire ecclésiastique, 1. 1, p. 87-121, Tubingue, 1861 ; et par H. Jeep, Tertullien apologiste, dans /es Annales de théol. allem., 1864, t. IX, p. 649-687.
Le traité Des prescriptions et celui De la prière ont été publiés, avec le Libellus adversus omnes hxreses, por Routb, Script, eccles. opusc., t. I t Oxford, 1832, 3° éd., 1858. On trouve aussi le traité Des prescriptions et celui Du baptême dans Hurter, SS. Pair, opusc. sel., t. IX et t. VII. C. Preuschen a édité le traité Des prescriptions, Fri bourg, 1892. Bindley a publié, avec ce même traité, YExhortation aux martyrs et la lettre A Scapula, Oxford, 1894, in-8*.
Sur le livre Contre les Valenliniens, V. Lehanneur, Le traité de Tertullien contre les Valentiniens, Caen, 1886, in-8°. — Sur le traité De Vdme, v. H. Diels, Doxographi Grxci, p. 203 et s., Berlin, 1879. — Sur le traité Contre Praxéas, v. Lipsius, dans les Annales de théol. alletn., 1868, t. XIII, p. 701-724.
Les traités De la prière, De la patience, De la pénitence et Y Exhortation aux martyrs ont été publiés par Hurter, I. c, t. II, IV, V. Les traités De la pénitence, De la pudicilé l'ont été par Preuschen, Fri bourg, 4891. On doit une édition séparée des Spectacles à Klussmann, Leipzig, 1876. Cf. Klussmann, Adnotationes crilicx ad Terl. libr. de spectr. (Progr.), Rudolfstadt, 1876, in-8*. — Nœldchen s'étend fort au long sur le traité des Spectacles; v. la Rev. de th. scientif., 1894, t. I, p. 91-125 ; dans le
Philologue, supplément, 1893, t. VI, 2, p. 727-766 ; el dans les Nouv. annales de théoL allem., 1894, t. III, p. 206-226, - Le traité De la prière fait l'objet d'une étude de G. Ilaller, dans la Rev. de tkèoL pratique, 1890, t. XII, p. 327-354.
L'énigmatique opuscule Du manteau a été publié notamment par Saumaise, Paris, 1622, et Leyde, 1656, in-8°. — V. H. Kellner dans la Revue trim. de théoL, 1870, t. LU, p. 547-566. — G. Boissier, La fin du paganisme, t. I, p. 259-304, Paris, 1891, in -8°.
Sur la science juridique et sur les ouvrages de Tertullien, V. Teuffel- Schwabe, Hist. de la litt. rom., 5 e éd., p. 939 — sur le poème Contre Marcion ou Contre les Marcionistes, v. Hûckstaedt, Le poème faussement attribué à Tertullien contre Marcion, Leipzig, 1875, in- 8°, et Oxé, Prolegomena de carminé adv. Marcionitas, Leipzig, 1888, in-8°. — Sur les poèmes De Sodoma et de Jona, Y. infra, § 70, m. Quant au 165 hexamètres sur le début de la Genèse, V. infra, § 70, u. — Le poème, De judicio domini, figure parmi les œuvres de saint Cyprien, avec ce titre, Ad Flavium Felicem de ressurrectione mortuorum, éd. Hartel, 3 e part. p. 303-325. Peutêtre qu'il est l'œuvre de Verecundus, évêque de Junca au vi« siècle, V. infra, § 97, v. « Quisquis vero auctor est, prononce Hartel, Pref. p. 68, Muais iratis hoc carmen panxit. »
XII. Ouvrages sur Tertullien. — Nous avons, sur Tertullien en général, nombre de travaux : Néander, ÏAntignostique, Berlin, 1825, in-8*, 2« éd. 1849 ; — E. Freppel, Tertullien, 2 vol., Paris, 1864, 2* éd. 1S72; — A. Hauck, Tertullien, sa vie et ses ouvrages, Erlangen, 1877, in-8°. — Noeldechen, Tertullien, Gotha, 1890, in-8°. — V. Courdaveaux, Tertullien, dans la Revue de l'Hist. des religions, 1891, janv. -février, p. 1-35; — Dom Cabrol, Tertullien selon M. Courdaveaux, Paris, 189J, in-8°.
Etudes sur la langue de Tertullien, H. Kellner, Les idiolismes de la langue de Tertullien : Rev. trim. de th., 1876, t. LVIII, p. 229-261 ; — Uauschild, Principes et moyens de la formation des mots chez Tertullien, i, Leipzig, in-4° (Progr.), n, Francfort, 1 1881, in-4° (Progr.). On compte chez Tertullien 228 mots de sa création ; il en est passé 25 en français, 27 en anglais, et 9 en italien. V. Teuffel-Schwabe, L. c, p. 942.
Etudes sur la chronologie de Tertullien. H. Kellner, La chronologie de Tertullien, dans la Rev. trim. de théol.,i&7i, t. LUI, p. 585-609 ; Le même, Lien organique et chronologie des ouvrages de Tertullien, dans Le Catholique, 1879, t. II, p. 561-509 ; Le même, Chronologie Tertu\lianeœ supplementa, (Progr.) Bonn, 1890, in-4°. — Bonwetsch, Eludes sur la date des écrits de Tertullien, Bonn, 1878,'in-8°. — Ad. Harnack, La chronologie des écrits de Tertullien, dans la Rev. d'hist. eccL, t. II, 1877-1878, p. 572-583. —
Noeldechen, La date des ouvragés de Tertullien, dans les Textes et études... de Gebhardt et Harnack, t. V, fascic. 2, Leipzig, 1888. — J. Schmidt, Contribution à la chronologie des ouvrages de Tertullien et à celle des proconsuls d'Afrique, dant le Musée Rhénan, t. XL VI, 1891, p. 77-98.
La doctrine de Tertullien a provoqué entre au 1res études, colles de Leimbach, Essai sur Tertullien et sa doctrine de l'Eucharistie, Gotha, 1874, in-8* ; — Caucanas, Tertullien et le montanisme, Genève, 1876» in-8°; — Nielsen, La morale de Tertullien, Schoenberg, 1879, in-8»; — Hauscbtld, Psychologie rationnelle et théorie de P entendement dans Tertullien, Leipzig, 1880, in -4° ; — Ludwig, La morale de Tertullien, du point de vue purement objectif, Leipzig, 1885, in-8° ; — Essor, La théorie de Vdtne dans Tertullien, Paderborn, 1893, in-8*; — Wirth, Vidée de mérite dans V église chrétienne, et son évolution historique. /. Vidée de mérite chez Tertullien^ Leipzig, 1893, in- 8° ; — Roensch, Le Nouveau Testament de Tertullien, Leipzig, 1871, in-8°. Roensch a donné des suppléments dans la Rev. de th. scientif., 1885, t. XXVIII, p. 104 ; — Leimbach, Tertullien et Uarchéolog. chrétienne : Rev. de th. histor., 1871, t. XLIV, p. 108-157. 43)- 459 ; — J. Kobberg, Constitution, culte et discipline de V église chrétienne, d'après les ouvrages de Tertullien, Braunsberg, 1886, in-8°.
Voir en outre, Chevalier, RéperL des sources historiques, 2157-2159. 2820 ; et Ricbardson, Bibliograph. Synopsis, 43*47.
§ 37. — Saint Cyprien.
I. Vie de saint Cyprien. — Pendant que Tertullien, le front découronné, terminait en Afrique sa longue et laborieuse vie, un jeune homme y grandissait, dont le nom allait devenir inséparable du sien. Après le maître, l'élève, un élève qui n'a de son maître ni la profondeur, ni l'énergique concision, ni la féconde originalité, mais qui le sur* passe dans l'art de la composition comme par les charmes du style et par la richesse des développements. Après le
§ 37. — SAINT CÏI'RIEN 333
génie de haut vol et hardiment initiateur, que les ecueils semblent attirer et qui, à la fin, s'y brisent, un esprit plus pratique que spéculatif, toujours sûr de lui-même, et d'une modération aussi ferme qu'avisée. Après la sombre et orageuse figure du prêtre de Carthage,une physionomie sereine et sympathique, toute resplendissante de l'éclat du martyre, celle de révoque de Carthage, saint Cyprien. Sous le nom du diacre Pontius nous avons de ce pontife une biographie parfaitement authentique et qui mérite pleine créance (1) ; mais les ouvrages mêmes de Cyprien nous font pénétrer bien plus avant dans sa vie et lire jusque dans son cœur. Thascius Cœcilius naquit au commencement du m* siècle, à Cartbage pense-t-on, d'une famille païenne, riche et considérée. Il cultiva l'éloquence et le droit et conquit à Carthage, dans sa carrière de rhéteur, ta gloire avec le succès. Mais à cette âme éprise de pureté morale et douloureusement émue de son impuissance à vaincre ses passions, le paganisme ne pouvait suffire. Ce n'est toutefois que vers l'an 246 qu'un prêtre du nom de Cecilius (2) ou de Cécilianus (3) acheva la conversion commencée. Converti, Cyprien vendit ses biens, en distribua le prix aux pauvres et marcha résolument dans le sentier de la perfection chrétienne, objet de toutes ses aspirations et de tous ses efforts (4). Peu après il entrait dans le clergé, et presque aussitôt, à la fin de l'an 248 ou dans les premiers mois de l'an 240, il était appelé sur le siège de Carthage C'était envers un néophyte une marque de confiance extraordinaire ; l'avenir devait la justifier brillamment. La paix dont jouissait l'Eglise permit au nouvel évèque