Cf., la susdite Vita, eh. n
4. V., dans l'Ep. il Douât, la page oit Cyprien préludant aux confessions de saint Augustin, nous fait assister à la crise intérieure qu'il avait subie. Cb. m —
de travailler à restaurer la discipline ecclésiastique et à réprimer les abus qui s'étaient glissés dans les rangs des fidèles ; c'est de ce côté qu'il dirigea tout d'abord son attention. Mais bientôt après, il se voyait réduit à s'éloigner de son Eglise. La persécution de Dèce, en éclatant au débat de l'an 250, se déchaîna sur l'Afrique, qu'elle couvrit de ruines et de sang. Cyprien, à l'exemple de saint Grégoire le Thaumaturge et de saint Denys d'Alexandrie, chercha son salut dans la fuite, mais du fond de sa retraite, il ne cessa pas de correspondre avec son troupeau et de le gouverner. .Apparentes ou réelles, les apostasies furent nombreuses (t). Quelle conduite fallait-il tenir envers ceux gui avaient faibli ? Sous quelles conditions les admettre au giron de l'Eglise et pardonner leur lâcheté? La. question à Rome et à Garthage provoqua un schisme. Tandis qu'une partie de l'Eglise romaine se rangeait derrière le prêtre Novatien, rompait avec le pape saint Corneille pour avoir déployé à l'égard des apostats une mansuétude évangélique, le diacre Féliscissime, dans Carthage, se lit l'organe d'une faction, qui reprochait à l'évêque son extrême sévérité. Mais au printemps de l'an 251, Cyprien pat se hasarder à reparaître sur son siège. Par un rare mélange de douceur et de fermeté il sut déjouer les trames des sectaires et bientôt, grâce au zèle infatigable du pontife, l'Eglise de Carthage vit l'unité refleurir dans son sein.
L'heure des épreuves allait encore sonner. Dans Tété de 252, une effroyable contagion, la peste, ravagea l'empire romain, notamment Carthage avec le pays d'alentour. L'édit des empereurs Gallus et Volusien, qui pour détourner le fléau prescrivait partout de solennels sacrifices (2),
i. Il y avait dans ces apostasies divers degrés de culpabilité. On distinguait d'avec les sacrificati ou thurificati qui sacrifiaient aux idoles et leuf offraient de l'encens, les lâches qui, soit à prix d'argent, soit par quelque subterfuge, éludaient l'édit impérial, libellatini, acta facientes.