‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 188 sur 228 · Saint Jean, xx · texte numérisé non relu

Saint Jean, xx

apôtres étaient ce que fut Pierre, admis au même partage de l'honneur et du pouvoir ; mais l'unité est le point de départ, afin de montrer qu'il n'y n'a qu'une Eglise du Christ » (1). Hors de l'Eglise du Christ, pas de salut. » On cesse d'avoir Dieu pour père, quand on n'a plus l'Eglise pour mère. Rompre avec l'Eglise, c'est se perdre, de même qu'au temps du déluge nul homme n'a pu être sauvé hors de l'arche » (2). L'Eglise du Christ doit être nécessairement une. « Le Seigneur dit : Mon Père et moi % 7ious sommes un (3). Et ailleurs (4) il est écrit du Père, du Fils et du Saint-Esprit : Ces trois personnes sont une même chose. Quoi ! il se pourrait que cette unité, assise sur la parole de Dieu et reflet des mystères du ciel, fût déchirée au sein de l'Eglise et sombrât sous les coups des volontés qui s'entrechoquent ! (5) » Saint Cyprien voit un symbole de cette divine unité dans la tunique sans couture du Christ (6), tunique mystérieuse qu'il oppose au vêtement que le prophète Ahias coupa, en douze morceaux (7). Puis il adjure énergiquement les fidèles d* fuir les dissensions et les partis et de se serrer toujours autour de leur évêque (8).

III. Traités (suite). — Le traité Des laps ou tombés, De lapsis, en 36 chapitres, date aussi de Tannée 251 ; la persécution venait de cesser, du moins en Afrique, et Tévêque de Carthage avait pu remonter sur son siège. Il salue joyeusement le retour de la paix (9), chante la gloire

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