Cf. tupra % § 36, vin
Cyprien les éditions modernes nous donnent les votes c 87 évêques africains qui prirent part au concile * l or septembre de Tan 256, 85 en personne, 2 par un procureur, Tévêque d'Oëa : aSententiae episcoporum nume: LXXXVII de haereticis baptizandis. »
IV. Lettres. — Les éditions modernes de saint Cypr. ont recueilli, sous le nom du grand évêque, 81 lettres; : en compte 65 de la main de Cyprien ; les autres pour l plupart lui sont adressées. Toutes, celles-là comme cel.*ci, datent du glorieux épiscopat de saint Gyppien (24^ ù 249-258). Presque partout, on y entend l'écho des q:r relies qui troublaient alors l'Eglise : controverse sur 1: réhabilitation des apostats ou des Laps, schismes de Novi. et de Novatien à Carthage et à Rome, controverse sur l validité du baptême des hérétiques. Nombre de lettre rendent un témoignage éclatant à la primauté de VEgl& romaine. Quelques-unes, lettres d'encouragement et v consolation aux confesseurs, sont d'une saisissante beauU La lettre LX1II* déroule à nos yeux le dogme chrétien du sacrifice de la Messe.
Les lettres de saint Cyprien ont, dans l'histoire du droii canonique, une importance capitale. On y voit se dessiner, dans presque toutes ses lignes, la constitution de TEgli^ vers le milieu du m siècle, et c'est en bien des lieux, sur leur base, que la discipline ecclésiastique s'est assise et développée. En Afrique, en Italie, en Espagne, en Gaule. peut-être aussi en Angleterre, les recueils de droit empruntaient plus ou moins leurs décisions aux lettres de saint Cyprien, et les diverses recensions qui nous ont transmis ces lettres, portent visiblement les traces de leur importance juridique, aussi bien que de leur mise en œuvre à travers les provinces de l'Eglise.