V. Ouvrages perdus, suspects, apocryphes. — U sefl
i. Cf. supra, xi-xiii.
faut que nous possédions toutes les lettres de l'épiscopat de saint Cyprien ; un assez grand nombre de ces lettres est perdu.
Plusieurs traités, sous le nom du métropolitain de Carihage, sont d'une authenticité suspecte. Nommons le De spectaculis, en 10 chapitres, le De bono pudicitiœ , en 14 chapitres, le De laude martyrii, en [30 chapitres, le traité contre le rigorisme impitoyable de Novatien, Ad Novaiiartum (18 chap.)» YExhortatio de pœnitentia. Peut-être Cyprien, encore rhéteur, a-t-il pris part à la rédaction des notœ Tironianœ, recueil d'abréviations à l'usage de la sténographie.
Une foule d'écrits ont été rangés bien à tort parmi les ouvrages de saint Cyprien. Tel le traité De rebaptismate (1) (19 chap.), œuvre de polémique où Pévêque de Carthage est pris à partie et la validité du baptême des hérétiques proclamée ; tels encore YAdversus alealores (2), le De duobus mon ti bus ou De montibus Sina et Sion> en 15 chapitres, la lettre Ad Vigilium episcopum de Judaïca incredulitate, préface en 10 chapitres d'une version latine de la Disputatio Jasonis et Papisci (3), YAdversus Judœos, en 10 chapitres, le De duodecim abusivis ou abusionibus sœculi, en 12 chapitres, le De singularitate clericorum (46 chap.), le De pascha computus (23 chap.), etc. La liste se grossit de sermons, de lettres et de poèmes. Quelques ouvrages, qui circulaient autrefois sous le nom de saint Cyprien, n'ont pas encore été imprimés.
VI. Génie de saint Cyprien. — L'évêque de Carthage est avant tout, non pas un spéculatif, mais un homme d'ac-
1. Selon W. Schuler, Rev. de thcol. scicntif., 1897, 4» cahier, lo De rebaptismate, œuvre d'un évêque entaché de l'esprit novatien et dont le nom est resté inconnu, aurait paru en Italie, peu après le concile de Carthage du i« r septembre 25G. (N. des T.).