‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 193 sur 228 · V. supra, § 21, i · texte numérisé non relu

V. supra, § 21, i

tion, un croyant, non pas un métaphysicien. To ojoiv^ partout, il met sa plume au service de la morale etienne, de la discipline et de la hiérarchie.

Point d'idée qu'il se plaise mieux à développer* ot à 2 fendre que celle de Punité dans l'Eglise. Cette id ée »i ir tous les travaux dogmatiques du saint docteur c^t à * fois, on peut l'affirmer sans crainte, la base et le couron nement. C'est dans son traité De lunitè de C Eglise qxze C\ prien plus que nulle part ailleurs se montre originai Mais, ici même, l'enseignement, tout dogmatique qu'il e^ au fond, revêt de préférence la couleur de l'exhortais morale ; l'auteur parle au cœur et à la foi des chrétiens et s'appuie sur l'autorité de la Sainte Ecriture. La vwx <i-: l'Ecriture a pour lui bien plus d'attraits et de prestige que la voix de sa propre pensée. Les trois livres Des témoignages et le traité de V Exhortation au martyre ne noa? offrent qu'un tissu de passages scripturaires.

Indépendamment de la Bible, les œuvres de Tertuflies sont aux mains de Tévêque de Carthage une mine précieuse et largement exploitée. « Le bienheureux Gyprien, ' écrivait saint Jérôme, est l'élève de Tertullien, comme l'attestent ses écrits (1) » . Et c'est du nom de « maître » que Cyprien lui-même avait coutume d'honorer son illustre devancier (2). Il y a tel de ses ouvrages où l'imitation dû maître sent presque le plagiat : ainsi, de l'opuscule Sur les avantages de la patience, on dirait après tout une seconde édition du traité parallèle de Tertullien. Mais, si le disciple emprunte souvent ses pensées au maître, il se distingue visiblement d'avec lui parle style et par la composition. Claire, facile et coulante, sa langue nous charme, sans choc et sans heurt : <* Le bienheureux Cyprien, disait encore saint Jérôme (3), est comme une source très pure,

i. Ep. 84, ad. Pamm. et Oc, cli. h : Migri, P. £., xxn, 744.

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