Ep. 53, ad Paulinum, ch. x : Mien, P. L. t xxn
\ cours doux et paisible. » Chez lui, l'expression est ;ours animée et relevée par la chaleur du sentiment ; lime à tracer des tableaux, et ses allégories choisies ïc goût et fouillées dans les moindres détails, ont servi îr une bonne part de modèles aux âges suivants. Mais ç>sons Lactance caractériser le talent littéraire de int Cyprien : a II avait dans l'esprit, remarque Lactance, la facilité, de la richesse, de la suavité, dans le style, ' qui en est la qualité première, de la clarté, si bien a'on ne sait qu'admirer le plus en lui, l'éclat de son ioquence, le bonheur de ses explications, la force persua- Lve de ses discours (1). »
VII. Saint Cyprien et la postérité. — La physionomie de iyprien rayonne dans l'histoire de l'éclat le plus pur, e* 'Occident n'a jamais marchandé aux ouvrages de l'éloquent évêque sa sympathique admiration. Lactance après avoir apprécié assez froidement Minucius Félix et TertuWien (2), conclut sa critique en disant: « Il n'y a donc au-dessus d'eux qu'un seul auteur illustre, ce Cyprien qui, dans sa chaire de rhétorique, avait acquis une grand gloire et dont les livres étincellent en leur genre de rares beautés(3). » Sans doute les païens lettrés se moquaient de \ui, et, par une raillerie fort médiocre que Lactance a pris soin de rapporter (4), de Cyprien ils faisaient xorpoç, fumier. Mais ces moqueries mêmes attestent l'estime singulière et la vénération qui, dans l'Eglise, entouraient le nom de saint Cyprien.
Un catalogue latin de nos livres sacrés, publié par Mommsen, en 1886, d'après un manuscrit de l'an 359, nomme, aussitôt après les livres canoniques, les écrits du métropolitain de Carthage, et — preuve nouvelle de la