De spivitu sancto, 29, 74 : Migke, P. G. xxxu
Mais ce n'est qu'un siècle plus tard que Gommodien,./ un profond mépris de la prosodie classique, en trouï: forme.
Du plus ancien de tous les poètes latins chrétiens, n ne savons que ce qu'il a bien voulu nous apprendre même dans les deux recueils différents qu'il nous a laisles Instructions composées de quatre-vingts pièces cigale longueur en acrostiches, et le Carmen apologeii C'est sans contredit à la source des lnstructiones que i nade(l) a puisé la mention assez dédaigneuse qu'il ace* en passant à Gommodien. L'auteur lui-même a tenu à v faire connaître. Dans la dernière pièce du recueil, qu % \ intitulée Nomen Gasei, le nom de t homme de Gaza (2 < * Ton détache la première lettre de chacun des vin^K vers, en partant du dernier, on forme les trois mot- Commodianus mendicus Christi, Commodien y le menai du Christ. La critique a voulu voir dans cette épithe d'homme de Gaza, tantôt une quasi-traduction du nom: | Gommodien (Gommodum, bonheur ;-yàÇa, trésor), tac' une allusion à la patrie du poète, Gaza, peut-être la Ga: delà Palestine. Mais la langue du poète désigne de préit* f rence l'Afrique comme son berceau. Quoiqu'il en soit Gommodien n'était pas chrétien de naissance; toutsemt! indiquer qu'il fut d'abord prosélyte juif. L'étude de Y Ecriture Sainte, à commencer par celle de l'Ancien Testament, décida de sa conversion. Le ton d'autorité qu'il prend. au second livre des lnstructiones , pour parler au clergé, atteste qu'il occupait un rang élevé dans la hiérarchie ^ du manuscrit de Middlehill, le seul que nous ait transmis le Carmen apologeticum, il ressort nettement que Cornmodien était évêque.
Pour de plus amples détails sur sa vie, le silence de ses