COMMODIEN
>xnes nous laisse dans une complète obscurité. Il paraît rs de doute aujourd'hui que ses poèmes ont suivi de s près la persécution de Dèce (249-251).
[I. Poèmes de Commodien. — Les Instructions» ou, selon titre intégral, les Instructions per litteras versuum prias, se divisent en deux livres. Le premier comprend ins les manuscrits 41 acrostiches ; mais peut-être, en îalité, s'arrête-t-il au 40% le dernier acrostiche ouvrant \ second livre. Dans ces 40 pièces, d'un caractère apoloétique et polémique, le poète prend à partie les divers nnemis du nom chrétien. Les divinités païennes sont à es yeux des démons, et [quant aux mythes païens, il en ait toucher du doigt l'immoralité comme l'absurdité. Vient ensuite le tour des Juifs. C'est aux païens judaïsants que Commodien demande sa transition ; il malmène ces. indécis, ces prosélytes de la porte, qui vont chercher leur salut chez les Juifs, sans toutefois renoncer à leurs propres dieux.
Le second livre, auquel les manuscrits ne donnent que 39 acrostiches, s'adresse aux chrétiens et leur prodigue ses conseils avec ses menaces. Au seuil même du livre s'étalent les peintures du monde et du jugement dernier. Puis, dans la plupart des pièces, le poète met en scène les différentes classes de la société chrétienne, catéchumènes, fidèles, pénitents, apostats, etc. Ailleurs, il raille ou flagelle les défauts et les vices, dont il avait autour de lui pour une part l'affligeant spectacle.
L'histoire de l'Eglise et de la Civilisation est redevable au second livre d'une foule de traits. La pièce De fabulosis et iïlentio (1), après le traité de saint Cyprien Sur F oraison dominicale (2), nous redit la parole du prêtre à l'autel, Stirsum corda. Les Instructions fourmillent de bizarreries