Ch. XXXIIXLT
encore au temps de saint Augustin, et c'est précisée à cette tâche que ses deux premiers livres sont consac Les trois livres suivants prennent directement à par 1 : polythéisme ; ils en font ressortir d'abord l'absurdité, : Vimmoralité. Impossible de ne s'arrêter pas, à la fin cinquième livre, devant la critique incisive et mord*: des allégories, sous lesquelles les philosophes s'évertua, à voiler de leur mieux le scandale des mythes et à idt: ■ ser le vieux culte païen. Les deux derniers livres induisent les cultes polythéistes à la barre d'une critr sans merci et vengent les fidèles de cette accusation d'ic. piété que les païens ne se lassaient pas d'élever, faute ù trouver chez eux leurs temples, leurs sacrifices, leir images de la divinité.
Peut-être l'auteur a-t-il choisi pour point de mire des polémique le livre où le néoplatonicien Cornélius Labécn dans la seconde moitié du m siècle, avait dépeint et glorifié la religion nationale de Rome. C'est surtout dans > Protrepticus de Clément d'Alexandrie qu'Arnobe a largement puisé. Autant les coups portés aux superstition païennes sont habiles et vigoureux, autant l'apologie d«; christianisme est faible et fourmille d'erreurs. Si Arnoic est profondément convaincu de la folie des religions polythéistes, il ne se montre guère au courant de la doctrine chrétienne, qu'il venait à peine d'embrasser.
Quant aux dieux, supposé qu'ils existent, Arnobe ne le* relègue point, à l'exemple de Commodien, dans la foule des démons ; il en fait plutôt, selon l'esprit de l'école néoplatonicienne, des puissances célestes, une espèce de dieux secondaires. Aux divinités païennes, il oppose le Dieu des chrétiens (Dieu le Père), qu'il nomme, avec l'école d'Alexandrie, le premier des Dieux ou le Dieu suprême, Deus princeps, Deus summus. A maintes reprises (1) il insiste énergiquement sur la divinité de Jésus-