i, 12. Institutioncs juris civilis
§ 41. — lactance 367
Lac tan ce, par cette transition, nou9 ouvre le quatrième vre, Sur la sagesse et la religion véritable. La sagesse et la îligion ne sauraient se séparer: la sagesse va à connaître ieu, la religion à l'adorer (1). Pour nous apprendre à onnaître Dieu Lactance nous parle du Père et du Fils. Le 'ils est descendu parmi nous, aux approches de la fin du nonde, pour élever un temple à Dieu et enseigner aux îommes la justice (2). La divinité du Sauveur nous est attestée surtout par les prophètes ; les prophéties, bien plus que les miracles, nous en sont les sûrs garants (3).
Jésus-Christ devait, en restaurant l'humanité, rétablir la justice sur la terre : la justice, tel est le sujet du cinquième livre, De justiiia. Cette vertu prend sa source dans la piété, c'est-à-dire dans la connaissance de Dieu ; mais, point de justice sans l'équité, œ qui tas, laquelle repose sur le principe de l'égalité des hommes, à titre d'enfants de Dieu (4).
Le sixième livre, De vero cul lu, nous expose en détail les devoirs et les obligations de la justice ou du culte véritable. Dans le septième, De vita beata, l'auteur se plaît, pour couronner l'édifice, à peindre la récompense qui attend au-delà de cette vie le vrai serviteur de Dieu.
Lactance, le premier en Occident, veut asseoir sur la philosophie la conception chrétienne du monde. C'est, visiblement, la morale qui fait le fond et le pivot de son système. Par la beauté du style aussi bien que par l'originalité de la pensée, les deux derniers livres sont au-dessus des autres et hors de pair. Mais, ici comme ailleurs, en plus d'une page la science théologique de l'écrivain manque de profondeur et de solidité. Lactance met largement à contribution les travaux de ses devanciers, Minu-