‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 32 sur 228 · Act. xviii, 24-28 ; i Cor. i, 12. —2. V. i/i/ra, § 15. n · texte numérisé non relu

Act. xviii, 24-28 ; i Cor. i, 12. —2. V. i/i/ra, § 15. n

§ 13. — L'ÉFITIIE A DIOGNÈTE 137

H. Eatienne en 1536, et qui a passé dans la bibliothèque de l'université de Leyde (1). Sur ces deux copies il en a été fait de notre temps quelques autres.

Le manuscrit de Strasbourg témoignait d'une véritable incurie ; mais le codex sur lequel il avait été copié possédait une valeur critique sérieuse. Ce codex plus ancien, comme le copiste du xiir* siècle le note en marge, présentait deux lacunes, l'une vers la fin du cb. vu, l'autre après le ch. x. V. pour de plus amples détails sur le manuscrit, H. Kihn, L'origine de la Lettre à Diognète, p. 35 et s., Fribourg-en-Brisgau, 1882 ; Ad. Harnack, dans les Textes et recherches pour servir à l'histoire de l'ancienne lilt. chr., 1. 1, fasc. 1-2, p. 79-85, Leipzig, 1882 ; 0. von Gebbardt, ibid.y t. 1, fasc. 3, p. 158-160) Leipzig, 1883. — Cf. sur les dissertations précitées de MM. Harnack et von Gebbardt, w/ra, § 14.

V. Editions, Travaux. — Editions : La première édition de notre Lettre est celle qu'Henri Estienne publia, nous l'avons vu, sous le nom de saint Justin, Paris, 1592. Fr. Sylburg s'empressa d'insérer l'Eptire à Diognète dans son édition complète des œuvres de saint Justin, Heidelberg, 1593, et, depuis lors, cette Epltre a toujours réclamé sa place dans les œuvres du philosophe martyr, d'abord parmi les authentiques, puis parmi les douteuses. Cf. sur les éditions de saint Justin, infra, § 16, x. — Plus tard, notre Ëpttre fut rangée parmi les ouvrages des Pères apostoliques. Galland, d'accord avec Tillemont, l'intitula dans sa Bîbl. vet. Patrum, t. I, p. 320, « anonymi viri apo&tolici epistola ad Diognetum, anno C. 69 ». Migne, P. G., n, 1167-1 186, a reproduit le texte de Galland. Sur les autres éditions des Pères apostoliques, ▼. supra, § 6.

Signalons, parmi les meilleure éditions de notre Epttre, celle de von Gebhardt et Harnack, Patrum aposlol. opp., fas3. 1, part. H, 2 e éd., p. 142- 164, Leipzig, 1878, et celle de Funk, Opp. Pair, aposlol., t. I, p. 310-333, Tub., 1878, 1887. — Des éditions à part de l'Eptire ont été publiées par Hoffmann, Neisse, 1*51, in-4° ; Th. von Otto, Leipzig, 1852, in-8 # ; Hollenberg, Berlin, 1853, in-8°; Lindner, Bibl. Pair, eccles. sel., fasc. 1, Leipzig, 1857 ; M. Krenkel, Leipzig, 1860 ; A. Stelkens, Recklinghausen, 1871, in-4<».

Travaux : À Donaldson, A critical history of Christian lUeralure and doctrine from the death ofthe Apostles to the Nicene council, t. II, p. 126- 142, Londres, 1866. — Franc. Overbeck, La Lettre pseudo-justinienne à Diognète, Baie, 1872 ; ce travail, revu et augmenté, a pris place dans les Etudes de l'auteur sur l'histoire de l'ancienne Eglise, fasc. 1, p. 1-92, Schloss Chemnitz, 1875. — H. Doulcet (auj. Mgr. Doulcet), L'apologie

i. Une deuxième copie de l'année 1585, celle qu'avait prise le professeur de Fribonrg, Beurer, n'a pas encore été retrouvée. (N. des T.)

(F Aristide et la lettre à Diognéte, dans la Revue desquest. hist., t. XXV Ut, 1880, p. 601-6 12. — Le même, Le premier philosophe chrétien, dans les Ann. de philos. chrét., 1880, p. 477-480. 555-567.— J. Draeseke, La lettre à Diognèle, Leipzig, 1881, in- 8°. — H. Kihn, Vorigine de la lettre à tHognète, Fribourg-en Brisgau, 1882, in-8°. — G. Krûger, Aristide, de la lettre à Diognête, dans la Rev. de ThéoL scient., 1894, 1. 1, p.

Sor les formes rhylhmiqaes et les rimes des deux derniers chapitres de la Lettre, V. Jacobi, dans la Revue cTHist. ecclés., t. V, 1881-1882, p. 19»- 200 ; W. Moyer, dans les Travaux de V Académie royale des sciences ée Munich, i r Sect., t. XVII, 2* partie, p. 378. Municb, 1885.

V. le tableau de la littérature antérieure dans Richard 9 cm, BiWiegraph. Synopsis, 6-7.

§ 14. — Les apologistes rfwn e siècle.

La littérature ecclésiastique du iV siècle se plie forcément aux besoins du temps et, par là même, revêt avant tout le caractère de l'apologie. L'auteur de la Lettre à Diognète, qui trace déjà la voie aux apologistes futurs, écrivait : « Les Juifs s'acharnent contre les chrétiens comme ils feraient contre des païens, et les païens nous persécutent ; mais nos ennemis né peuvent préciser le motif de leur haine (1)». Plus le temps marche, plus la puissance de l'Etat païen se met, avec la science païenne, au service des fureurs populaires , que des calomnies de tonte sorte (repasde Thyeste, inceste, etc.) aiguillonnent sans relâche. C'est dans cette atmosphère de haine et de sang que Ton voit naître et pulluler les apologies, armes défensives et offensives tout ensemble, qui, non contentes de couvrir le camp chrétien, s'avancent et portent l'attaque sur le terrain même de l'ennemi.

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