‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 44 sur 228 · Eus., Ilist. ceci., v · texte numérisé non relu

Eus., Ilist. ceci., v

l'envi. Ce n'est donc pas à la Grèce, c'est à Moïse et aux prophètes qu'il faut demander la vérité. Les parcelles de vérité, toujours éparses dans la philosophie grecque, ne sont, après tout, qu'un emprunt aux livres sacrés des Juifs : Orphée, Homère, Solon, Pythagore, Platon et tant d'autres, ont appris en Egypte à connaître la religion de Moïse et réussi par là-même à redresser au moins partiellement leurs idées fausses de la religion (1). On s'accorde généralement à rejeter l'authenticité de cet ouvrage ; mais on ne s'accorde pas du tout à en déterminer le véritable auteur. L' Exhortation aux Grecs peut remonter à la fin du n" siècle ou au commencement du m°.

Le traité de la Monarchie ou de l'Unité divine, en 6 chapitres, porte, comme l'opuscule précédent, le titre de l'un des ouvrages attribués par Eusèbe à saint Justin ; mais l'analyse de notre traité nous interdit de le confondre avec celui dont parle Eusèbe. L'historien, en effet, nous apprend (S) que saint Justin, dans son travail, a établit la Monarchie de Dieu, non-seulement sur nos propres livres, mais encore sur les ouvrages des Grecs». Or, dans le texte que nous possédons, pour démontrer l'unité, la justice, l'indépendance de Dieu avec le néant des idoles, l'autour en appelle à des citations poétiques, pour la plupart apocryphes ; il cite Eschyle, Sophocle, Philémon, Orphée, Pythagore, Euripide, etc. ; mais d'arguments tirés de la Bible, on ne trouve pas trace. Impossible, d'autre part, de voir dans notre texte un fragment, la seconde partie peutêtre du livre mentionné par Eusèbe : visiblement, ce texte forme un tout à part et complet. 11 se peut toutefois que l'auteur ait vécu, comme saint Justin, au n e siècle.

n !''■'■ ■ fragments assez courts, sous le nom de saint Justin, iraient bien plus de titres que ces trois ou-

vrages à l'authenticité. Quelques critiques ont aussi soutenu l'authenticité d'un long fragment (10 chap.) touchant la résurrection de la chair (1).

VI. Ouvrages apocryphes. Ouvrages perdus. — On raie communément du catalogue des écrits de saint Justin, outre VEpttre à Diognète (2), les ouvrages suivants : UExpositio rectœ fidœi, exposition des dogmes de la Trinité et de l'Incarnation ; ce texte, qui nous est parvenu en deux recensions, l'une plus courte, l'autre plus longue, date, suivant l'opinion générale, de la seconde moitié du V e siècle (3); — UEpître à Zéna et à Sérénus, exhortation à la vie chrétienne, des environs de Tan 400 ; — La Confutatio dogmatxnn quorumdam Aristotelis* réfutation de quelques idées d'Aristote, surtout en matière de physique ; — Les Quœstiones et responsiones ad Orthodoxos, 146 questions avec leurs réponses, qui sont en partie de Tordre philosophique ; — Les Quœstiones Christianorum ad Gentiles, 5 questions sur Dieu et sur ses rapports avec le monde ; — Les Quœstiones Gentilium ad Christianos, 15 questions sur des sujets de métaphysique et de théologie.

Divers écrits de saint Justin, ceux notamment qui nous permettraient d'apprécier sa polémique avec les hérésies, ne sont pas venus jusqu'à nous. Rappelons le traité que Justin mentionne lui-même (4) « contre toutes les hérésies,

(rjvxaYjxa 7jaxà xaoûv wv yvy$vr t \x£vwv alpêaecov », un traité Contre

Marcion, cité par saint Irénée (5), peut-être une partie du traité précèdent, et les trois ouvrages dont Eusèbe, dans le texte cité plus haut (6) nous a conservé les titres. Eu-

i.Sans le croire authentique, M. II arnack, Chronologie y etc , p. 500, en recule la date au milieu du n« siècle, entre 150 et 180. (N. des T.)

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