‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 47 sur 228 · Apol. i, 46; n · texte numérisé non relu

Apol. i, 46; n

jugement après la mort, de la contemplation des choses éternelles, etc., c'est dans les prophètes qu'ils l'ont puisé ; de cette source on a vu des par celles et comme des gouttes de vérité jaillir et pénétrer en tous lieux; mais elles n'ont pas été bien comprises, et partant, la contradiction a éclaté dans les esprits (1).

Le jugement dernier, qui décide pour l'homme de son éternité, sera précédé d'un règne de mille ans. Au second avènement, à l'avènement glorieux de Jésus-Christ (2), se rattache la première résurrection, celle des justes ; mille ans durant, ils régnent avec Jésus-Christ, au sein de Jérusalemre bâtie, dans un parfait repos et une indicible joie, selon ce que les prophètes ont prédit. Saint Justin pourtant remarque lui-même qu'une foule de chrétiens, attachés dureste à la pure et sainte doctrine, ne partagent pas ces espérances millénaires (4).

A l'expiration des mille ans succède la résurrection universelle et Dieu par Jésus-Christ juge tous les hommes. Les uns obtiennent l'éternelle béatitude, les autres encourent les peines éternelles, chacun selon ses mérites (5). La peine dure l'éternité tout entière, non pas seulement mille ans, comme le pensait Platon (6).

IX. Le baptême et la sainte eucharistie. — La description que saint Justin nous a laissée du baptême et du sacrifice de la messe (7) mérite une particulière attention.

Ecoutons-le parler du baptême: « Quelqu'un est-il convaincu de la vérité de nos doctrines et promet-il de vivre en conséquence ? nous lui apprenons à prier et à implorer

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