Ch. xxi
quelques additions apocryphes déparaient le texte; les généalogies (1) manquaient, par suite sans doute des opinions gnostiques de l'auteur.
Le titre grec de Diatessaron (2) semble bien indiquer un original en la même langue ; mais est-il sûr que ce titre soit de l'auteur? En tout cas, l'original grec (si original grec il y eut) dut être traduit aussitôt en syriaque, car, durant tout le m siècle, une grande partie de la Syrie, notamment Edesse, emploie exclusivement l'ouvrage de Tatien comme texte évangélique; après le milieu du iv* siècle le Diatessaron perd peu à peu l'empire ; mais, pour ne pas en appeler de nouveau au Commentaire de saint Ephrem, Théodoret de Cyr, qui mourut vers 458, trouve encore le texte de Tatien en usage en beaucoup d'endroits de son diocèse ; nombre d'églises durent à Théodoret la première introduction des quatre évangiles canoniques en langue syriaque (3),
IV. Ouvrages perdus. — D'autres écrits de Tatien sont complètement perdus. 11 mentionne lui-même, au 15 e chapitre de l'Apologie, un ouvrage antérieur, Sur les animaux (4) et, au 16 e chapitre, un écrit où il est question de la nature des démons, écrit qui ne fait peut-être qu'un avec le précédent. Vers la fin de l'Apologie, au chapitre 40% il promet un traité contre ceux qui ont disserté sur la théologie (S), peut-être bien une réfutation des objections des païens contre le christianisme. Rhodon, disciple de Tatien, cité par Eusèbe(6), nomme un Livre des problèmes (7), où Tatien se proposait de démontrer que les Saintes Ecri-