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tures (de l'Ancien Testament) renfermentjbien des obscurités. Clément d'Alexandrie, enfin, rappelle et combat un écrit de Tatien sur h perfection d'après les préceptes du Sauveur (i).
V. Tradition de l'Apologie ; éditions ; travaux. — On doit Ja transmission de Y Apologie au seul codex Aréthas. V. *upra f § 14. Dans ce codex, il est vrai, les cahiers contenant récrit de Tatien ont été arrachés — probablement du xn° au xiv e siècle — ; mais trois copies du codex nous rendent le texte disparu. V. Harnack, La Tradition des Apologistes grecs du n* siècle, p. 1-24. 90-97. Cf. von Gebhardl, Tradition manuscrite des Apol. grecs, i, p. 155-161 .
L'édition princeps de l'Apologie fut donnée par Gessner, à Zurich, en 1546. Sur l'édition de Maran, reproduite par Galland et par Migne, et sur celle d'Otto, Corpus apol. christ., t. VI, v. supra, § 14. Sur les autres éditions, v. Otto, Op. c, p. xxi. La dernière édition est de Schwarlz, Leipzig, 1888.
Nous avons de Harnack une étude sur le Discours de Tatien avec une introduction sur l'époque de l'apologiste, Op. c.,p. 196-232.
VI. Sources pour la connaissance de l'Harmonie des Evangiles; travaux; imitations. — Le commentaire de saint Ephrem sur le Diatessaron a paru au t. II d'un recueil arménien d' œuvres inédites du célèbre Syrien, publié en 1836 par les Méchitaristes de Venise. La traduction latine par le Méchitariste J. B. Aucher n'a été imprimée, également à Venise, qu'en 1876, corrigée et annotée par J. Mœsinger. Harnack, Le Diatessaron de Tatien d'après Ephrem le Syrien, dans les Feuilles d'Hist. eccl., t. IV, 1880-1881, p. 471-505. — Th. Zahn, Recherches sur Vhist. du Canon du Nouv. Test, et l'anc. litt. eccl., l re part. Le Diat. de Tatien, Erlangen, 1881. — J. P. P. Martin, Le Atà Ttaaipwv de Tatien, dans la Rev. des quesl. hist., t. XXXI II (1883), p. 349-394.
De nouveaux éléments pour l'étude du Diatessaron ont été fournis par Tatiani Evang. harmonise arabice. Nunc primum ex duplici codice edidit et translat. latina donavit P. A. Ciasca, Rome, 1888, in-4°. Cf. Le même, De Tatiani Diatess. arab. versione, dans Pitra, Analecta sacra, IV, 465- 487, édité à part, Rome, 1888, in-4°. — Martin, Le Aià xxaaiptuv de Ta* tien, dans la Revue des quest. hist., t. XLIV (1888), p. 5-50. — E. Salvatori,
i. Hep* xoô xixà xov fftoxîjpx xxxapxifffxoû.
11 Dialessaron di Taziano, Flor., 1889, in-8\ — J. B. Harris The Matessaron of Tatien, a preliminary study, Londres, 1890, in-8°. — E. Sellin, Le texte du Diatessaron arabe, dans les Recherches sur l'hist. du canon du Nouv. Test, et Vanc. litt.eccl., IV e part. Erlangen„ 1891, p. 224-246.— Tb. Zhan, Hist. du canon du Nouv. Test. t. II, Erlangen, 1892, p. 530-556. — M. Maher, Récent évidence for the Gospels, Londres, 1893, in -8°. — J. H. Hill, The earliest Life of Christ ever compilée from the Four Gospels... literally transi, front the Arabie version, Edimb. 1893, in-8°.
Eusèbenous apprend (fianones Evang. prxf. : Migne, P. G., xxn, 1276) qu'au in e siècle un Alexandrin du nom d'Ammonius composa une sorte d'harmonie, en insérant dans le texte de saint Mathieu les endroits parallèles des trois aulres évangélistes. Ce travail est perdu, c'est une question si l'auteur avait eu sous les yeux le travail de Tatien. Cf. 6. H. G william, The Ammonian sections, Eusebian Canons and harmonizing tables in the Syriac Tetraevangel. Dans les Studia bibl. eccl.,t. II, Oxford 1890, p. 241-272.
Vers Tan 500 un anonyme latin — il utilisa le texte de Vital a revu par saint Jérôme vers 383 — donna une harmonie plus selon la méthode de Tatien. Victor, évêque de Capoue, qui mourut en 554, fit insérer cette oonoorde latine, à la place des quatre Evangiles, dans une copie du Nouveau Testament, exécutée par son ordre et sous sa direction. Gomme il nous l'apprend dans une préface, Victor, qui pensait n'avoir affaire qu'à une traduction, d'après les renseignements d'Eusèbe sur les harmonies respectives d'Ammonius et de Tatien, croyait reconnaître plutôt celle du dernier. Le manuscrit capouan fut apporté à l'abbaye de Fulda, d'où le nom de Codex Fuldensis (v. infra, § 71, xiii) on en tira bien des copies de l'Harmonie et aussi quelques éditions imprimées, tantôt sous le nom de Tatien, tantôt sous celui d'Ammonius, qui figure encore en tète de l'édition de Migne (P. L. lxyiii, 251-358). Vers l'an 825 on en fit à Fulda une traduction franque, qui porte généralement le nom de Ammonii Alex, qux et Tatiani dicitur harmonia evang. inlat. ling. et inde ante annos mille in francicam translata, éd. Schmeller. Vienne, 1841, in-4°. — Tatien en latin et en vieil allemand avec un ample glossaire, éd. Sievers, Paderb. 1872, 2« éd. 1892.
Sur d'autres imitations du Dialessaron, V. Zahn, Le Diat. de Tatien, Erlangen, 1881, p. 293-328. Cf. Le môme, Sur l'hist. du Diat. de Tatien en Occid. dans la Nouv. Feuille eccl.,1. V, 1894, p. 85-120.
V. Travaux sur Tatien. — H. A. Daniel, Commentationis de Tatiano apologeia spécimen, Halle, 1835, in-8°. — Le même, Tatien, apologiste. Halle, 1837, in-8°. — M. Ledermann, Examen des hérésies de Tatien, Strasb. 1845, in-4 8 . Zahn, Le Diat. de Tatien, v. supra, vi. —
il A PREMIÈRE PÉRIODE. — ÉCRIVAINS GRECS
Harnack, Le Discours de Tat. avec une inlrod. sur V époque de VApol., v. npra, v. — Fr. X. Funk, Sur la Chromo L de Tatien, dans la Revue, trwi. de théol., t. LXV (1883), p. 219-233. — W. Steuer, La docbine de TatitK sur Dieu et sur le Logos dans ses rapp. avec la philos, grecque y Gûtersloh, 1893, in -8°. — Voir d'autres travaux dans Chevalier, ftépert. dei sources historiques, 2150. 2819 ; Richardson, Bibliograph. Synopsis, 33-3c.
VIII. Rhodon. — Rhodon (1), originaire de TAsie-Mineure, disciple de Tatien à Rome, laissa divers travaux, I notamment contre l'hérésie de Marcion et sur THexaméron. Dans récrit contre Marcion il annonçait le dessein de répondre au Livre des Problèmes de Tatien. Nous tenons ces renseignements d'Eusèbe (2). Saint Jérôme, outre ces deux premiers ouvrages, en attribue à Rhodon un troisième contre les Montanistes (3) ; mais l'exactitude de cette attribution est justement contestée (4).
Les œuvres de Rhodon ont péri. On trouve réunis dans Ronth, Beliquix sacrœ y 2° éd. 1, 435-446, et dans Migne, P. G., v, 1331-1338, les élirait s qu'en l faits Eusèbe ainsi que les renseignements de saint Jérôme. Cf. Caspari, Sources inédites, t. III, Christiania, 1875, p. 340-341. 364-365; — Harnack, HisL de l'anc. liU. chrél. jusqu'à Eusèbe, I re part. Leipz., 1893, p. 599.
IX. Un anonyme et Abercius. — L'ouvrage contre les Montanistes attribué par saint Jérôme à Rhodon (5) est