‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 62 sur 228 · Cf. infra, § 61, h · texte numérisé non relu

Cf. infra, § 61, h

le fondateur de l'école d'Alexandrie ; il aurait remis u: mémoire pour les chrétiens aux empereurs Adrien et Astonin (le Pieux). Ces deux données sont certainement inexactes. L'Apologie en question est adressée en propre termes aux empereurs Marc-Aurèle et Lucius Aurélia Commode. On ne saurait voir dans ce dernier Lucius Verus, frère adoptif de l'empereur, qui depuis son association à l'empire ne porta plus le nom de Commode ; l'apologiste d'ailleurs s'adresse expressément « au père et au fils (1) ». Il ne peut donc s'agir que du fils de Marc-Aurèle, le futur empereur Commode. La date de la rédaction et de la remise de l'Apologie est fixée, à quelques mois près, à Tan 177. Sous Marc-Aurèle l'empire ne jouit delà « paix profonde » dont l'Apologiste témoigne, que de la fin de 176 aux débuts de 178 ; en outre, Commode ne reçut qu'en novembre 176 le titr6 à'imperator, aùxoxpdrcto? en grec, qu'il porte dans l'Apologie.

II. L'Apologie. — L'Apologie, ou, selon le titre des manuscrits, Y Intercession pour les chrétiens (2), se propose de repousser et de réfuter lescalomnies alors courantes contre les fidèles, savoir les accusations d'athéisme, de festins de Thyeste, de relations incestueuses (3).

Le premier grief est l'objet d'une discussion approfondie (4). Les Grecs les plus intelligents, ainsi débute Athénagore, ont depuis longtemps rompu avec le polythéisme vulgaire (5). Les chrétiens puisent leur foi en Dieu dans les écrits des prophètes, par la bouche desquels le Saint- Esprit a parlé (6). Cependant l'unité divine se démontre

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