‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 63 sur 228 · Ch. th · texte numérisé non relu

Ch. th

§ 18. — ÀTHÉNAGORE 179

aussi par la raison (1). Mais les chrétiens ne croient pas seulement en un Dieu unique, non engendré ; ils reconnaissent aussi un Fils de Dieu, Verbe du Père, et un Saint-Esprit, émanation (2) de Dieu, enseignant « leur puissance dans l'unité et leur distinction dans Tordre (3) ». Ils admettent en outre une multitude d'anges, esprits au service de Dieu, qui leur confie le soin du monde et de tout ce qu'il renferme (4). L'accusation d'athéisme est du reste suffisamment réfutée par la seule morale des disciples du Christ et par leur croyance d'un compte à rendre après la mort (5).

Les chrétiens répudient résolument toute participation au culte polythéiste. Les idoles sont faitesde main d'homme ; quant aux dieux qu'elles représentent, d'après ce que les poètes et les philosophes nous en apprennent, ils ne méritent véritablement pas les honneurs divins. C'est perdre sa peine de chercher à expliquer les dieux comme des personnifications poétiques des forces et des phénomènes de la nature (6). Les prodiges attribués aux statues des dieux sont en réalité l'œuvre des démons ; ce sont eux qui t attirent les hommes au culte des idoles et lèchent, avides, le sang des victimes (7). » Ces démons sont les âmes des géants, nés du commerce des anges tombés avec les filles des hommes (8) et qui périrent dans le déluge.

Les deux autres accusations, d'immoralité et de meurtre, sont brièvement, mais d'autant plus énergiquement réfutées (9), Les chrétiens tiennent à péché grave tout regard,

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