‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 68 sur 228 · Ch. xxvii · texte numérisé non relu

Ch. xxvii

teur de trois livres peu étendus, intitulés A Autolycm % en tête du seul manuscrit conservé, ou Au Grec Autolycus sur la foi des Chrétiens dans la table des matières, qui est de la propre main du scribe. Le III e livre, pour les raisons déjà dites, ne peut être antérieur à Tan 181. Mais le peu de suite entre ce livre et les deux premiers permet d'attribuer à ceux-ci une date notablement plus ancienne.

Autolycus était un païen, lié avec Théophile. Ses railleries sur le Dieu invisible des chrétiens, sur leur doctrine delà résurrection des morts, sur le nom de chrétien, engagèrent son ami à lui adresser le I er livre en 14 chapitres. « Montre-moi ton Dieu », disait Autolycus. « Montre-moi ton homme », répond Théophile, a et je te montrerai mon Dieu; montre-moi que les yeux de ton âme voient, que les oreilles de ton cœur entendent. » Le pécheur ne peut voir Dieu (1). « Toi qui vois », reprend le païen, « décrismoi la figure de Dieu ». — a La figure de Dieu », réplique l'Apologiste, « est ineffable, indéfinissable, pour les yeux de chair invisible ; sa gloire et sa grandeur dépassent toute intelligence ; sa force, sa sagesse, sa munificence défient toute comparaison (2) ». Il se manifeste par sa providence et par ses œuvres (3). Le connaissant maintenant par la foi, après la résurrection nous le contemplerons luimême (4). La foi à la résurrection est parfaitement raisonnable (5), tandis que le culte des dieux païens insulte à toute raison (6). Le nom de chrétien enfin est un nom digne de respect (7). Théophile conclut (8) par lavertisse-

i. Ch. h.

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