‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 69 sur 228 · Ch. xit · texte numérisé non relu

Ch. xit

S 19. — SAINT THÉOPHILE d'àNTIOCHE 185

rient du Sauveur dans saint Jean (1) : Ne sois point incré- Lule, mais fidèle.

Le II - livre, en 38 chapitres, également provoqué par uw entretien oral des deux amis, commence par une démonstration plus ample de la folie du culte idolâtrique (2). Il oppose ensuite aux fables des mythographes la doctrine des prophètes, de ces « hommes de Dieu, inspirés de son Saint-Esprit » (3). Théophile raconte, suivant V Ecriture, la création du monde et de l'homme, la chute originelle et l'histoire primitive de l'humanité jusqu'à la dispersion des peuples sur la surface de la terre ; il traite enfin de la doctrine des mœurs contenue dans les écrits des prophètes. Les premiers chapitres de la Genèse sont interprétés très librement, dans le sens allégorique.

Dans les 30 chapitres du 111° livre, Théophile, réfutant cette objection d'Autolycus que les livres des chrétiens sont tout récents (4), cherche à prouver qu'au contraire les écrits de Moïse et des prophètes remontent bien au-delà des origines de l'histoire et de la littérature des Hellènes, au-delà même de leurs temps fabuleux. Il se livre vers la fin à des calculs chronologiques et compte 4 954 ans depuis la création du monde jusqu'au retour de la captivité de Babylone, 741 ans du retour de la captivité à la mort de Marc-Aurèle, soit un total de 5695 ans. De Tannée de l'Incarnation, il n'est point question.

Déjà saint Jérôme (5) relevait le style agréable et la langue élégante de Théophile. La grande originalité de son Apologie consiste en ce que, beaucoup plus que les autres, elle appuie sur les conditions subjectives de la foi et

i. xx, 27.

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