‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 70 sur 228 · De viris, ch. xxv · texte numérisé non relu

De viris, ch. xxv

montre la croyance religieuse dépendante de la pare té d: cœur.

11 rapporte deux étymologies du nom grec de Diec « Nous l'appelons 6e<5<;, dit-il, $« xô TeBeixsva, parce qu'il a fondé toutes choses sur sa propre stabilité, ou bien Stà ~ 6eïv, qui veut dire courir, mouvoir, opérer, nourrir, pourvoir, gouverner, vivifier, et exprime Faction divine dans l'univers (1). » La première de ces étymologies se trouve déjà dans Hérodote (2), la seconde est proposée par Socrate dans Platon (3). L'antiquité expliquait encore le nom de Oeoç par les verbes Oeacroat, contempler, et atoetv, brûler.

Le Dieu des chrétiens pour Théophile est une trinité. •cpfeç (4). C'est le premier exemple de l'emploi de ce mot pour exprimer la distinction personnelle en Dieu. Toutes les fois que Théophile nomme les trois personnes, il se sert des termes Dieu, Verbe et Sagesse (5). 11 parle ainsi de la génération du Verbe : « Dieu, qui avait son Verbe enfermé, èvSiaGeTro;, dans son propre sein, Pengendre avec sa sagesse, le produisant avant toutes choses. Il eut ce Verbe pour coopérateur dans la création et c'est par lui qu'il fît toutes choses (6). » Un autre passage est plus explicite : « La vérité nous montre le Verbe existant toujours, renfermé dans le cœur de Dieu. Car avant de rien créer, Dieu avait pour conseiller celui qui est sa raison et sa pensée. Mais lorsque Dieu voulut créer ce qu'il avait résolu, il engendra ce Verbe au dehors, itpo<popt*6ç, comme le premier né de toute

créature (7), non point cependant de telle sorte qu'il fût lui-même privé de son Verbe, mais l'engendrant et lui de-

i. Liv. I, ch. it.

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