S 19. — SAINT THÉOPHILE D'ANTIOCHE
meurant toujours uni(l). » On ne saurait méconnaître ici ^'existence éternelle et la distinction personnelle du Verbe. Seule la distinction entre le Verbe existant en Dieu et le Verbe engendré au dehors, entre le Ao^oç èvoiiôexoç et le Ao«ï°c irpooopixôç, demeure peu claire.
III. Ecrits perdus, apocryphes. — Nombre d'autres ouvrages de Théophile ne sont point parvenus jusqu'à nous. Dans les deux derniers livres À Autolycus, il se réfère plusieurs fois (2) à un autre ou à plusieurs autres de ses écrits. Il ne cite aucun titre, mais le contexte indique invariablement quelque écrit touchant l'histoire primitive de l'humanité. Eusèbe(3), outre les livres A Autolycus, donne encore sous le nom de Théophile « un livre ayant pour titre : Contre Chérésie (TBermogène, quelques autres livres catéchétiques et un excellent traité contre Marcion ». Saint Jérôme qui énumère les mêmes ouvrages, caractérise les « livres catéchétiques » comme de « courts, mais exquis traités pour l'édification de l'Eglise. J'ai lu, ajoutet-il, sous le nom de Théophile, des commentaires sur les Evangiles et sur les Proverbes de Salomon, mais qui ne me paraissent conformes aux ouvrages précédents ni pour l'élégance, ni pour la manière (4) ». Dans la préface de son commentaire sur saint Mathieu (5), saint Jérôme mentionne an Commentaire de Théophile sur le même évangile. Il écrit dans la lettre à Algasia : « Théophile, qui nous a laissé un monument de son génie en fondant en un seul ouvrage le texte des quatre évangélistes, parle ainsi de cette parabole (de l'économe injuste, Luc. xvi, 1) dans ses commentaires (6). » Suit une interprétation de la