‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 72 sur 228 · Ch. vr : Migxb, xxn · texte numérisé non relu

Ch. vr : Migxb, xxn

parabole. Saint Jérôme semble désigner ici une Harmonir évangélique avec, commentaire.

Nous avons sous le nom de Théophile, archevêqu-: d'Alexandrie (385-412), en latin seulement, quatre livrei intitulés Allegoriœ in Evangelium 9 recueil mal ordonné d«r scolies plus ou moins étendues sur des passages choisi? des Evangiles. Dans le III e livre consacré à saint Luc, l? premier éditeur, de la Bigne, retrouva l'interprétation de la parabole donnée par saint Jérôme comme étant de Théophile d'Antioche, et il publia l'ouvrage entier sous le nom de ce Père. Plusieurs autres savants y virent en effet une traduction du commentaire grec que saint Jérôme avait sous les yeux. Mais cette opinion est presque abandonnée, et Von admet généralement que nous avons affaire à une compilation due à un Latin de la fin du v* siècle, et dont le berceau probable fut la Gaule méridionale. A Pappui de cette dernière hypothèse Harnack a apporté dernièrement des raisons frappantes. On découvrait en même temps deux manuscrits où le texte des Allégories est annoncé par un prologue qui manque chez de la Bigne : l'auteur anonyme y présente lui-même l'écrit comme une anthologie, comparant son travail à celui de «l'abeille, qui compose ses rayons de miel avec toutes sortes de fleurs ».

Quelques autres écrits portant le nom de Théophile, fragments d'ailleurs sans aucune importance, nesauraient, pour des raisons tirées du texte même, appartenir à l'évêque d'Antioche.

IV. — Littérature. — Les trois livres A Autolycus ne nous sont parvenus qu'en un seul manuscrit du xi* siècle, le codex Marcianus 496, qui a appartenu au G» 1 Bessarion. Ils ont été publiés par Maran, qu'ont suivi Galland et Migne, P. G., vi, plus récemment par Otto, Corp. Apol.

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