‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 73 sur 228 · SAINT THÉOPHILE D'ANTIOCHE · texte numérisé non relu

SAINT THÉOPHILE D'ANTIOCHE

'firist* vi 11. Cf. supra, § 14. A consulter Harnack, Théophile d'Antioche l le Nouveau Test, dans Bévue d'hùt. eccl., xi (18891890), 1-21.

A défaut de tout manuscrit, le lexle des Allégories n'eut longtemps toar base que l'édition de M. de la Bigne, dans la Bibliotheca SS. Pa rum, Paris, 1575, t. V, 169-192 ; les derniers éditeurs, Otlo, L. c, 278fè6, el Zahn, Le com. évang. de Théoph. d'Ant. dans les Recherches sur 'Ai**, du canon du N. T, II« part. (Erlangen, 4883) p. 29-85, n'ont pas eu l'autre secours. C'est Harnack, Le prétendu comm. de Théoph. d'Ant. dans les Textes el recherches, i, 4 (Leipz. 1883), p. 97-176, qui a fait connaître un manuscrit de Bruxelles des environs de l'an 700, avec le prologue déjà mentionné. Le C* 1 Pitra, Anal, sacra, n, 626-631, a donné plus complètement qu'Harnack les variantes de ce manuscrit collation né aveo l'édition de Zahn, et révélé l'existence d'un second manuscrit à la bibliothèque vaticane(/. c, p. 650). Zahn (/. c), qui ne connaissait pas le prologue, avait cherché à démontrer, avec autant de savoir que de pénétration, l'authenticité du commentaire évangélique. Les arguments d'Harnack et la découverte du prologue renversèrent sa thèse. La distinction qu'il a essayé d'établir depuis (Op. c. III e part. Suppl. Clément. Erlangen, 1884, p. 198-277), entre le fond du commentaire, qui serait bien do Théophile, et des interpolations postérieures, n'est nullement prouvée. A consulter : W. Sanday, A comment, on the Gospels altrib. to Theopfi. ofAnt. dans les Studia Bt'M.,Oxf. 1885, p. 89-101. Sur les fragments portant le nom de Théophile, v. Zahn, 0p. cit., n* part, p. 234-

Littérature sur saint Théophile d'antioehe, dans Chevalier, Répertoire des sources hisL. 2185. 2822 ; RicharJson, Bibliogr. Synopsis, 35-36. — À ajouter : Erbes, Annales de Theol. prot., t. xiv, 1888, p. 611-656. D'aptes Erbes, le Théophile, auteur des trois livres à Antolycus, ne serait pas l'évoque d'Antioche de ce nom, mais un compatriote el contemporain un peu plus jeune.

V. Sérapion d'Antioche. — Le successeur immédiat de saint Théophile sur le siège épiscopal d'Antioche, Maxime, ne semble pas avoir écrit. Mais Sérapion, qui vient ensuite (vers 190-209), laissa plusieurs épîtres, une entre autres adressée à la communauté chrétienne de Rhossus, ville de la côte syrienne, non loin d'Antioche, pour in-

terdire la lecture de YEvangile de saint Pierre, un apocryphe dont M. Bouriant a pu donner en 1892 un fragment.

Passages sans importance des lettres dans Routh. Rel. sacr. (2«éd.) i, 447-462 ; — Migne, P. G., v, 1371-1376. Sur ces fragments etsurlear auteur, Acla SS. Oct. t. XIII, Paris, 1883, p. 248-252. — Haroack. HisLè Vanc. lilt. chr. l r * part. Leipz. 1893, p. 503-504. Autres travaux apri Richard son, Bibliogr. Synops. 114.

§ 20. — Herrnias.

Nous avons sous le nom d'« Herrnias le Philosophe» une « Satire des philosophes profanes (1) », qui, en dit courts chapitres, expose à la risée les doctrines contradictoires, destructives les unes des autres, des philosophes grecs, sur l'âme du monde, ch. i et n, et sur les principes des choses, ch. in-x. « Tantôt je suis immortel et je me réjouis, tantôt je deviens mortel et je pleure. Un jour je me résous en atomes et je deviens eau, je deviens air, je deviens feu ; peu après je ne suis plus ni air ni feu, on me fait reptile, on me fait poisson et j'ai un instant les dauphins pour frères (2) ». L'écrit entier est de ce ton, habile et spirituel, mais très superficiel, ne se préoccupant pa* le moins du monde de saisir la suite et l'ensemble des doctrines dont il se moque.

i. AtaTjpjxo; tô>v e^ojcpiXoffocprov.

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