De hœres., 59 : Migki, xlii
§21. — Ariston, Mélilon, Apollinaire.
I. Ariston. — Au milieu du n° siècle, de 135 à 165, Arisfon Judéo-chrétien de Pella, publiait un dialogue entre le Ju-' déo-chrétien Jason et le juif alexandrin Papiscus, le premier prouvant l'accomplissement des prophéties en Jésu* de Nazareth, d'une manière si frappante que son interlocuteur demande le baptême. Le texte grec de cet écrit a péri. Mais d'après Harnack nous en aurions une traduction. fidèle pour le fond et l'ensemble, dans YAltercati : o Simon t* Judœi et Theophili christiani, qu'un cerlain Evagre répandit en Gaule, au commencement du v - siècle, et dont Harnack a donné la première édition complète en 29 questions et réponses. 11 est hors de doute qu' Evagre s'est servi de l'écrit d' Ariston.
V. les textes des anciens auteurs sur le Dialogue (TA ri s ton dans Otto, Corpus apol., îx, 349-363. — A. Harnack, UÂlttrcatio Simonis, dans les Textes et Recherches ,t. 1,3, Leipz. 1883, p. 1-136. — Zdihn t daiia\es Recherches sur l'hist. du canon, IV e part., Erl. 1891, p. 308-329.
II. MiltUtde. — Miltiade, que Tertullien (1) appelle le sophiste — c'est-à-dire Yavocat — des Eglises, laissa, d'après Eusèbe (2) et saint Jérôme (3), une apologie adres-
i. Adv. Valent., ch. ▼ : Migre, ii, 548.