Adv. Valent
tions qu'en ont faites les écrivains postérieures, l'autev des Philosophumena, saint Epiphane et d'autres, nous for nissent aussi des fragments considérables du texte gre notamment la majeure partie du premier livre.
Gomme on l'apprend dans la préface de ce premV livre, l'ouvrage fut entrepris à la prière d'un ami de l'a: teur — probablement un évêque — qui désirait connaît:* déplus près les erreurs de Valentin et apprendre à!* mieux réfuter. Irénée, au cours de son travail, a élargi soi plan primitif; on peut du reste admettre, entre la rédaction du premier livre et celle du cinquième et dernier, cr intervalle considérable, bien qu'on manque ici, pour fixer les dates, de données précises. On voit seulement qu'Irez^ composait le troisième livre (1) sous le pontificat de sai* Eleuthère.
Un plan méthodique, la liaison et la marche bien suivie des pensées font souvent défaut. Le premier livre commence par développer les doctrines valentiniennes de? êons qui forment le plérome, d'Achamoth, exilée dans k Kénoma (le vide), de l'apparition du monde phénom^ nal, etc. A Phérésie, l'auteur oppose ensuite (2), en une rapide esquisse, la foi de l'Eglise, une et la même dans tous les temps et dans tous les lieux, tandis que les divetf I représentants de la fausse gnose ne cessent de se contredire. Suit un ample exposé de l'évolution du gnoticisme depuis Simon le Magicien jusqu'à Marcion.
Dans la pensée de l'auteur, dévoiler ces doctrines ésotériques, c'est déjà remporter un triomphe sur leurs p& r * tisans (3). Il veut cependant en entreprendre la réfutati° n détaillée et particulière : les deux livres suivants sont cousacrés à cette tâche, le deuxième où il combat Terreur surtout par des arguments de raison et au nom de la pfr~