Ch
3. « Àdversus eos Victoria est sententiœ eorura manifestatio » (i, 31, 3).
>opliie, le troisième où il invoque la tradition ecclésiasjue et l'Ecriture Sainte. Le fort de l'argumentation est vigé contre cette thèse, expressément signalée comme blasphème fondamental du gnosticisme (1), que l'autur du monde est distinct du Dieu très haut.
Le quatrième livre complète la preuve scripturaire, en onfirmant ce que nous avons appris déjà de la bouche [es apôtres, par la parole du Seigneur lui-même, par quoi îrénée comprend aussi les oracles des prophètes (2). Le Christ donc et les prophètes enseignent, comme les apôtres, un seul Dieu, créateur de l'univers, et ils voient dans ce Dieu unique l'auteur de l'Ancien comme du Nouveau Testament.
Le cinquième livre est surtout eschatologique. La doctrine de la résurrection de la chair est défendue à tous les points de vue. Vers 1& fin (3), l'auteur saisit l'occasion d'exposer ses idées millénaristes, qu'il fonde sur les témoignages de l'Écriture et sur l'autorité de Papias (4), et qui avaient du moins le mérite d'être diamétralement opposées à l'opinion gnostique plaçant dans la matière le siège du mal (5),
111. Autres écrits. — En deux endroits de VAdversus hœreses (6), Irénée annonce le dessein de combattre Marcion dans un écrit spécial. On ne sait pas s'il exécuta ce projet. 11 adressa au prêtre romain Florinus, jadis son condisciple à Smyrne, tombé dans Terreur et l'hérésie, une lettre «c sur la monarchie (divine) ou que Dieu n'est pas l'auteur du mal », ainsi qu'un traité « Surl'ogdoade »,