Ep. ad Flor., apud Eus., Hist. eccl., v
Aucun des précédents auteurs n'avait proclamé le prin- Ape de la tradition avec autant de force que le fait Irénée lu début du troisième livre. La foi, seule vraie et seule vivifiante, est la propriété exclusive de l'Eglise (1). L'Eglise a reçue de la main des apôtres, qui ont d'abord annoncé la bonne nouvelle de vive voix et nous l'ont ensuite, par Va volonté de Dieu, transmise par écrit (2). Les hérétiques ont coutume de décliner, sous divers prétextes, tant l'autorité des saintes Ecritures que celle de la tradition orale (3). Pourtant la tradition des apôtres, qui a été annoncée dans le monde entier, pour quiconque veut voir la vérité est reconnaissable en chaque Eglise.
Nous pouvons compter ceux qui furent établis comme évoques par les apôtres et leurs successeurs jusqu'à nous (4). Cette succession ininterrompue des évêques dans les Eglises fondées par les apôtres garantit et prouve le caractère apostolique de la foi de ces Eglises. Les apôtres n'ont choisi pour successeurs que des hommes c très parfaits et irréprochables (5) » et ceux-ci ont transmis la doctrine des apôtres, pure et intacte, à leurs propres successeurs,
« Mais comme il serait trop long, dit Irénée, dans un ouvrage comme celui-ci, de donner la succession des èvèques de toutes les Eglises, nous ne nous occuperons que d'une seule, c la plus grande et la plus ancienne, connue de tous, de l'Eglise fondée et établie à Home par les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul (6), » prouvant que la série de ses évêques remonte sans interrup-
i. Lib. m, praef.