‹ Les pères de l'église (volume 3)Chapitre 94 sur 228 · ii · texte numérisé non relu

ii

7. « Sol us qui generavit pater et qui natns est filins », u, 28, G.

flO PREMIÈRE PÉRIODE. — ÉCRIVAINS GRECS

avaient raison, saint Mathieu (1) aurait dit : Quant à la naissance de Jésus, elle arriva de cette sorte ; mais prévoyant les corrupteurs et déjouant d'avance leur fraude, l'Esprit-Saint a dit par TEvangéliste : Quant à la naissance du Christ, ajoutant qu'il est l'Emmanuel (2), afin que nous ne le tenions point pour un pur homme et pour an autre que le Christ, mais que nous sachions qu'il est un et même avec lui (3) ».

11 devait être Dieu et homme en une seule personne, c Car si l'ennemi du genre humain n'eût pas été vaincu par un homme, la victoire ne serait pas légitime, et si, d'un autre côté, le salut ne nous eût pas été apporté par Dieu, nous ne le posséderions pas avec sûreté (4)... Le Verbe de Dieu s'est fait homme afin que l'homme, accueillant le Verbe et recevant l'adoption, devint le fils de Dieu (5) *.

Saint Irénée, comme saint Justin (6), assigne à la Vierge Marie sa place dans l'œuvre de la Rédemption. « Gomme Eve, ayant un mari, mais étant encore vierge, fut par sa désobéissance cause de mort pour elle-même et pour l'humanité entière, ainsi Marie, ayant elle aussi un époux prédestiné et étant cependant vierge elle aussi, devint, par son obéissance, pour elle et pour toute l'humanité, cause du salut (7) ».

Irénée reprend ailleurs et complète le parallèle : « Gomme Eve se laissa séduire par le discours d'un ange et abandonna Dieu en transgressant sa parole, ainsi Marie reçut de la bouche d'un ange le joyeux message qu'elle

Page 1