V. Infra, i
Pères de l'Église, T. III. 11
(1154), du Pseudo-Bède (1) et de saint Thomas d'Aquin recevront dans la suite les honneurs de l'impression.
On se figure moins encore la vogue et l'influence de la Consolation ; le moyen-âge en a fait son livre de chevet. Elle a provoqué une longue série d'études, et, à côté des commentateurs qui, depuis Asser, le maître du roi Alfred, vers la fin du ix e siècle, se succèdent jusqu'à Murmellius, dans les premières années du xvi e siècle, on voit une foule de traducteurs prendre place. Alfred le Grand (t 901) et Notker Labeo de Saint-Gall (f 1022) traduisirent la Consolation de la philosophie* l'un en anglo-saxon, l'autre en allemand. Les traductions, en France et en Italie, foisonnèrent; le moyen-âge nous a légué jusqu'à une version grecque et une version hébraïque.
Cet ouvrage de l'adversité a compté nombre d'imitateurs. Citons du moins les De consolatione (ou consolationibus) théologie du dominicain Jean de Tambach (1372), de l'évêque de Worms, Mathieu de Gracovie (1410), du chancelier de l'université de Paris, Jean Gerson (2).
II. Littérature sur Boèce. — Les œuvres de Boèce, la Consolation par dessus tout, se sont conservées en une foule de manuscrits, du ix* au zvi e siècle. G. Schepss, Etudes sur tes manuscrits de la Consolation de Boèce (Progr.), Wurtzbourg, 1881, in-4°. — Le même, dans les Nouvelles archives de la société pour la connaissance de V histoire ancienne de V Allemagne, 1886, t. XI, p. 123-140. — Le même, Boèce, dans les €ommentationes Woelfflinian», Leipzig, 1891, in-8°, p. 275-280. — E. Narducci, Intorno alV autenticita di un codice Vaticano contenante il traltato di Boezio, De consolatione philosophiez, scritto da mano di Giovanni BoccacciOy dans les Atti délia R. Accademia dei Lincei, sér. III, Scienze mo~ rali 9 t. VIII, Home, 1883, p. 243-264.