Cf. § 28, iv ; § 53, h ; § 77, i
L. Fraube. Cf. B. Hasenstab, Eludes sur le recueil des Varise de Cassiodorius Senator, contribution à Vhistoire de la domination des Ostrogoths en Italie, I" partie, Munich, 1883, in-8o. — On trouve la liste des autres ouvrages sur les Varix, dans Tcuffel-Scbwabe, Hist. de la littéral, romaine, 5* édit., p. 1250. — Sur les ouvrages historiques de Gassiodore en général, cf. aussi G. Wattenbacb, Sources de Vhistoire d'Allemagne au moyen âge, 6 e éd., i, 65-72.
Sur l'opuscule De l'âme, v. V. Durand, Quid scripserit de anima M. A m Cassiodorius, Toulouse, 4851, in-8°.
Sur les lnstitutiones, i, 11-14, v. Th. Zahn, Histoire du canon du nouveau Testament, t. II, 1, Erlangen, 1890, p. 267-284. — Sur la tradition du II e livre des lnstitutiones dans les manuscrits, v. G. Laubmann, Cassiodore et ses lnstitutiones sscularium litterarum (ou humanarum rerum) dans le manuscrit de Wurtzbourg et de Bamberg : Comptes-rendus de r Académie des sciences de Munich, secl. de philos., de philo L et d'histoire^ 1878, t. H, p. 71-96. Le chapitre de la rhétorique dans le II e livre des lnstitutiones a été réédité par C. Halm, Rhetores latini minores, Leipzig, 1863, in-8°, p. 493-504. — Critique du texte des Complexions in Psalmos par Th. Stangl, Cassiodorius Senator, dans les Comptes rendus de Y Académie des sciences de Vienne, sect. de philosophie et d'histoire, t. CXIV, Vienne, 1887, p. 405-413. — On doit à Holder la découverte et à Usener la publication d'un fragment d'une page à peine, mais de très haut prix (cf. Supra, i), relique d'un ouvrage de Gassiodore jusqu'alors inconnu et renfermant, avec une généalogie de l'auteur, le catalogue de ses œuvres et de celles de ses amis. Anecdoton Holderi, Bonn, 1877, in-8°. Usener a joint au texte, p. 3-4, un commentaire très pénétrant, p. 5-79.
Sur la vie et les œuvres de Cassiodore, v. A. Olleris, Cassiodore, conservateur des livres de l'antiquité latine, Paris, 1841, in-8°. — P. P. M. Alberdingk-Thijm, îets over M. A. Cassiodorus Senator en zijne euw, Amsterdam, 1857, in-8°, 2* éd., 1858. — A. Thorbecke, Cassiodorus Stnator, contribution à Vhistoire de la migration despe upte5,Heidelberg, 1867,in-8°. A. Franz, M. A. Cassiodorius Senator, contribution à Vhistoire de la littérature théologique, Breslau, 1872, in-8°. — I. Giampi, /. Cassiodori nel V e nel Vlsecolo, Imola, 1876, in-8°.
V. Autres historiens. — Indépendamment de l'abrégé cité plus haut (1), et qui porte le même titre que l'ouvrage
i. ii.
de Cassiodore, De origine actibusque Getarum, Jordanès (1) a publie, en 551, un abrégé d'histoire universelle, intitulé De summa temporum vel de origine actibusque gentis Romanorum : tissu d'extraits empruntés aux anciens auteurs, Eusèbe, saint Jérôme et leurs continuateurs, Orose, Eutrope, et surtout Florus.
Jordanis Romana et Getica, rec. Th. Mommseo, dans les Monum. Germ. hist. Ane t. antiquiss., t. V, Pars I, Berlin, 1882. — Trad. Panckoucke, Bibl. latine française, 838 et s. — Cf. G. Waltenbach, Sources de l'histoire d? Allemagne au moyen âge, 6 e éd., i, 72-79 : Jordanès. — V. aussi L. de Ranke, Hist. universelle, îv, 2 (l ra -3 e éd.), p. 313-327 : Jordanès.
Jordanès a beaucoup puisé dans la Chronique de l'illyrien Marcellinus Cornes. Cette Chronique, qui va de Tan 379 à Tan 534, ne s'occupe guère que de l'empire d'Orient (2).
On la trouve dans la Patrologie latine de Migne, u, 913 et suiv. — Nouvelle édition par Mommsen, Chronica minora sxc., iv, v, vi, vu, t. II (Monum. Germ. hist. Auct. antiquiss., t. XI, Berlin, 1894), p. 37 et s. — Cf. Teuffel-Schwabe, Uist. de la litt. rom., 5« édit., p. 1253-1254.
Victor, évêque de Tunnunum ou Tunnuna dans le nord de l'Afrique, fut persécuté par Justinien, pour avoir dé-
1. Jordanès, et non Jornandès, est le vrai nom de notre auteur. V. Momm- SBf, Préface de son édition, p. 1. (N. des T.).
2. L'Empire, depuis le milieu du ▼* siècle, est irrémédiablement coupé, partagé. Ce n'est plus Rome, c'est Constantinople qui parait être, pour le comte Marcellin, le centre du monde. (S. des T.).
fendu les Trois Chapitres ; banni d'abord en Egypte, il fut à la fin relégué dans un couvent de Gonstantinople et y mourut, vers Tan 569. La Chronique universelle qu'il avait écrite remontait à l'origine des choses ; mais nous n'en possédons que la dernière partie, laquelle va de Tan 444 à l'an 567 et trahit visiblement l'imitation de saint Prosper. L'auteur, plus exclusif que ses devanciers, pense avant tout aux affaires de l'Eglise en Afrique et s'y laisse volontiers absorber.
La Chronique do Victor est imprimée dans la P. L. de Migne, lxviu, 937 et s. — Nouvelle édition par Mommsen, L. c, p. 163 et s. — Cf. Ebert, Histoire générale de la littérature du moyen âge en Occident, édit. française, t. I, p. 619-620. — Sur d'autres ouvrages de Victor, v. Baehr, Les poètes et les historiens chrétiens de Rome, 2* édit., p. 218.
Un Goth d'Espagne, Jean, abbé de Biclaro, au pied des Pyrénées, continua la Chronique de Victor de Tunnunum jusqu'à Tannée 590. L'impartialité de Jean de Biclaro fait de son court travail une des sources les plus précieuses de l'histoire des Visigoths.
Migne Ta insérée dans sa P. L., lxxii, 859 et s. Nouvelle édition par Mommsen, L. t., p. 163 et s. — Cf. Ebert, Op. cit., éd. fr., p. 620-621.
La Chronique rédigée au vi e siècle par Marius, évêque d'Avenches, puis de Lausanne (t 593), continue celle de
saint Prosper d'Aquitaine (1); on y trouve la série des dates et des événements depuis 455 jusqu'en 581 (2).
Edition de Migne, P. L., lxxii, 791 et 8. — Editions nouvelles de G. Arndt, Leipzig, 1875 et 1878 ; de Mommsen, L. c., p. 225 et s. — Cf. Monod, à la suite de son étude sur Grégoire de Tours, Paris, 1872, in-8.
Une œuvre bien plus originale est l'histoire du Celte Gildas, surnommé le Sage (Sapiens). Sous le titre De excidio Britanmœ, il traçait, en 560, le sombre tableau des malheurs qui avaient frappé la Bretagne, depuis la conquête des Romains.
Edition de Migne, P. L., lxix, 327 et s. — Nouvelle édition par J. Stevenson, Londres, 1838, etc. ; cf. Teuffel-Schwabe, Op. cit., p. 1260. — Sur l'ouvrage même, v. Baehr, Op. cit., p. 262-270 ; — Ebert, Op. cit., éd. fr., i, p. 600-604 ; — A. de la Borderie, Eludes historiques bretonnes, 1" série : L historien et le prophète des Bretons, Gildas et Merlin, Paris, 4883, in-8\
On peut encore mentionner ici quelques Itinéraires. Entre 520 et 530, un certain Théodose l'Archidiacre, pro-