LÉONCE DE BYZÀNCE ET L'EMPEREUR JUSTIN1EN
jours que les Recherches de Loofs ont jeté quelque lumière sur sa personne et sur ses écrits. Léonce semble avoir vu le jour vers Tan 485, peut-être en Scythie, plus probablement à Byzance, issu en tout cas d'une famille distinguée, puisqu'il était parent du général Yitalien.
De deux passages de ses propres écrits (1) on croit pouvoir inférer qu'il prit de bonne heure l'habit monastique. Il raconte aussi lui-même (2) qu'il se proposa dès sa jeunesse d'acquérir une solide instruction théologique et qu'il suivit avec le plus vif intérêt toutes les questions dogmatiques de l'époque. Egaré quelque temps, pendant son séjour en Scythie, par des tendances nestoriennes, il fut ramené dans la bonne voie par des hommes savants qu'il rencontra dans ses voyages, et depuis lors le concile de Ghalcédoine ne connut point de champion plus décidé.
L'an 519 on le voit à Gonstantinople, puis à Rome, en compagnie des moines scythes qui défendaient la fameuse proposition : « Un de la Sainte Trinité a souffert dans la chair. » Il se retira peu après dans la Nouvelle Laure, colonie érémétique en forme de village, près de Jérusalem. L'an 531, il prend part à la conférence, tenue è Gonstantinople sur la demande de Justinien, entre catholiques et Sévériens. Il doit être demeuré dans la ville impériale les années qui suivirent ; mais vers 538 on le retrouve dans sa solitude des environs de Jérusalem. Plus tard, peutêtre en 542, il revit une fois encore Gonstantinople, et il mourut dans cette ville, à ce qu'il semble avant l'apparition du premier édit contre les Trois-Chapitres (3), vers
L'appellation de « moine hiérosolymitain » s'explique par ses séjours dans la Laure ; mais Constantinople l'a
1. Adv. Nest. et Eutych., lib. m ; Micni, lxixvi, i, 1360 A et 1361 C.