V. Supra, § 57, vin
4: Bossuet y trouve avec « une morale admirable tout le fond de la doctrine de saint Grégoire. » Sur le style et les écritures des écrivains et des Pères de l'Eglise pour former un orateur. (N. dis T.).
tous les jours, recte docens i?ifirmitatem suam quotidie quanta considérât ione cognoscat. Le livre eut un succès extraordinaire. Le patriarche d'Antioche, Anastase II, le traduisit en grec (1); le roi d'Angleterre, Alfred le Grand, (901) en fit une version anglo-saxonne.
Un très vif succès accueillait également, un peu plus tard, les quatre livres des Dialogues (2), lesquels datent des années 593-594. Grégoire, accablé par les affaires temporelles, s'était un jour retiré dans la solitude, et y gémiss ait de ne pouvoir plus travailler, dans le silence du cloître, à son propre salut. Un ami de jeunesse, le diacre Pierre, vient le retrouver, et le pape lui ouvre son cœur; que de saints, dans les temps passés, il pourrait nommer, qui, loin du monde, à l'abri des soucis de la terre, ont atteint les cîmes de la perfection! En Italie, reprend Pierre, je ne sais personne dont quelques prodiges aient illustré la vie. Et sur sa prière, Grégoire se met à lui raconter nombre de traits miraculeux, qu'il emprunte, les uns à ses souvenirs personnels, les autres aux récits de témoins digne de foi.
Les saints personnages de l'Italie, qui remplissent de leurs miracles le premier et le troisième livre, sont tous, à quelques explications près, sauf par exemple saint Paulin de Nôle (3), peu ou point connus. Le deuxième livre est consacré, tout entier, aux miracles du patriarche des moines, saint Benoît. Le quatrième livre est vraiment un tissu de visions miraculeuses, qui toutes vont à établir la survivance de l'âme après la mort. Copiés et traduits, ces Dialogues, qui faisaient si bien écho à la foi des contemporains aux miracles, se sont répandus par tout l'univers.