‹ Les pères de l'égliseChapitre 111 sur 149 · Lib. HI, c. î · texte numérisé non relu

Lib. HI, c. î

Les Morales, Expositio in librum Job sive Moralium libri XXXV 9 ont une valeur et méritent un rang à part.

Vaste ouvrage que l'auteur entreprit pendant sa nonciature de Gonstantinople, mais auquel il ne mit la dernière main qu'après son élévation à la papauté. Dans Tépître dédicatoire à l'archevêque de Séville, saint Léandre, Grégoire nous indique son dessein : il veut donner du livre de Job trois sortes d'explications, l'explication littérale ou historique, l'explication mystique et l'explication morale ; il veut surtout populariser les secrets de l'ascétisme et les grandes traditions de l'allégorie biblique. Aussi l'explication littérale est-elle réléguée à l'arrière-plan; le sens littéral est presque complètement sacrifié au sens allégorique, où se complaît saint Grégoire; les applications morales à toutes les pages tiennent une si large place, que l'ouvrage entier forme un véritable répertoire de théologie et de casuistique.

Plusieurs autres ouvrages sont suspects, sinon absolument apocryphes : tels les Commentaires sur le I er livre des Rois, Y Explication du Cantique des Cantiques, Y Explication des sept Psaumes de la pénitence, Y Harmonie de quelques témoignages de la Sainte Écriture.

Les vingt-deux homélies sur Ezêchiel se partagent en deux livres, qui s'attachent le premier (1) aux chapitres mv, du prophète, le second (2* au chapitre xl.

Les quarante Homélies sur les Évangiles se partagent aussi en deux livres ; les vingt premières, qui forment le premier livre, sont une œuvre de cabinet; saint Grégoire les a dictées, il ne les a pas prononcées. Après ces Homélies, on trouve ordinairement dans les éditions un sermon sur la pénitence, que Grégoire avait prêché à Rome, pendant la grande peste. Dans tous ces discours, le ton est affec-

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