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IV. Editions complètes, éditions partielles, versions, tra

:. — Les principales éditions complètes de saint Grégoire sont dues à l'évêque de Venouse, Pierre Tossianensis, Rome, 1588-1593, 6 vol. in-f*; à P. Goussainville, Paris, 1675, 3 toI. in-t° et aux bénédictins de Saint-Maur, Paris, 1705, 4 vol. in-fol. L'édition bénédictine a été réimprimée à Venise, en 1744. On en doit aussi deux réimpressions, avec améliorations et enrichissements, l'une à J. B. Gallicioli, Venise, 1768-1776, 17 vol. in-4 # ; l'autre à Migne, P. L., lxxv-lxxix. Au reste, l'édition bénédictine de saint Grégoire ne compte pas parmi les meilleurs travaux de» Mauristes ; Sainte-Marthe, l'éditeur du grand pape, n'était pas un Mabillon. — Une édition nouvelle du Registre des lettres et qui

1. DiaL m, 38. « Depopulatm urnes, e versa castra, concrematœ ecclesiœ, destracta sunt monasteria virorum ac feminarum, desolata ab hominibus proedia atque ab omni cultore destituta, in solitudine vacat terra, nullus hanc possessor inhabitat, occupavenint bestico loca quco prius multitudo hominum tenebat. Et qnid in aliis mundi partions agatur ignoro. Ram in hac terra in qua nos- vivimus finem snum mundus jam non nuntiat, sed ostendit. »

2. m Eoce jam mnndns in scipso aniit... ubique mors, unique luctus, u bique dcsolatio .. finis temporalium ostendit quam nihil ait quod transire potuit, cassa rerum indicat quia res transiens et tune prope nihil fuit cum star© videretnr » (Hom. in Etang., n, 28;.

sans nol doute restera longtemps définitive, a été entreprise par P. Ewald et continuée après sa mort par L M. Hartmann : Gregorii l Papx Régis trum epittolarum t t. I, libri I-VII, ediderunt P. Ewald et L. M. Hartmann, Berlin, 1891 ; t. II, Pars I, libri VIII-IX, éd. Hartmann, 1803 (Monum. Germ. hist. Epis t., t. MI). Cf. Ewald, Etudes sur Védition du Registre de saint Grégoire, dans les Nouvelles archives de la société pour la connaissance de l'ancienne histoire d'Allemagne, 1878, t. III, p. 431- 625. — Ewald a aussi travaillé aux Regesta de saint Grégoire dans JafiV, Reg. Pontif. Rom., 2« éd., t. I, 1885, p. 143-219. — Hartmann, La chronologie des lettres de saint Grégoire P r , dans les Nouv. archives.—, 1890, t. XV, p. 411-417. — Hartmann, L'orthographe de saint Grégoire I* r : Ibid., p. 527-549. — H. Breslau, Un mot sur une lettre attribuée au pape Grégoire 1*' (l'original en papyrus à Monza) : Ibid., p. 550-554. — P. M. Baumgarten, Un manuscrit des lettres de Grégoire / er : Ibid., p. 600-601. — Tb. Mommsen, Les lettres de saint Grégoire, dans les Nouvelles archives..., 1892, t. XVII, p. 189-192. — Hartmann, Deux lettres de saint Grégoire : Ibid., p. 193-198. — Sur la réponse de saint Grégoire aux questions de saint Augustin de Cantorbéry (Registr., xi, 64), v. L. Ducbesne, Origines du culte chrétien, Paris, 1889, in-8°, p. 93 94.

Il y a delà Régula pastoralis une foule d'éditions séparées ou plutôt de réimpressions à part. Les plus modernes sont celles de Westhoff, Munster, 1860, in-8°, et de H. Hurler, SS. Patrum opusc. sel., t. XX. — King Alfred's West-Saxon Version of Gregorius Magnus' Pastoral Care. With an English Translation, the fctin Text, Notes and an Introduction, Edit. by H. Sweet, Londres, 1871, in-8» (Publications of the Early English Text Society, vol. xlv, l).

On trouve des extraits des Dialogues, avec un texte revu par G. Waitze, dans les Monum. Germ. hist. Script, rerum Langob. et liai. saec. vi-ix, Hanovre, 1878, p. 524-540. — - La traduction grecque des Dialogues par le pape Zacharie (741-752) figure dans l'édition bénédictine de saint Grégoire (Migne, P. L., lxxvii, 149-430), à côté du texte latin. — Sur un manuscrit de celte traduction, celui de Rossano, v. P. Batiiïbl, Librairies byzantines à Rome, dans les Mélanges d'archéologie et d'histoire, 1888, t. VIII, p. 297-308. — G. Fœrster, Li dialoge Grégoire lo Pape. Vieille traduction, française du xu° siècle des dialogues de saint Grégoire, avec le texte original, un appendice contenant un Sermon sur ta sagesse et quelques fragments des Moratium in Job, une introduction grammaticale, des notes explicatives et un glossaire, publié pour la première fois par G. F., I f0 partie, Halle, 1876, in-8°.

Vieille traduction burgonde des Homélies de saint Grégoire sur Ezéchiel, publiée, d'après le manuscrit de Berne, par K. Hoffmann, Munich,

1881, in-4* (Extr. des Travaux de V Académie royale des sciences, i re classe, t. XVI, I r « partie). — Les Quarante homélies sur les Evangiles se trouvent dans Hurter, 55. Patrum opusc. sel., 2° série, t. VI, Inspruck, 1892. — Sur la tradition manuscrite de ces homélies, v. II. Grisar, dans la Revue de théologie catholique, 1885, t. IX, p. 397 et s.

Sur le Sacramenlaire grégorien, v. les ouvrages cilés plus haut, § 75, ni, de Duohesne, Probst, Wilson. — Cf. G. Hobaus, V importance de saint Grégoire le Grand comme liturgiste, i. Primus ordo Romanus (Progr.), Glatz, 1889, in-4°.

Sur le chant grégorien, v. Th. Nisard, L'archéologie musicale et le vrai chant grégorien. Ouvrage posthume, Paris, 1890, in-8». — F.A. Gevaert, Les origines du chant liturgique de V Eglise latine. Etude musicale, G and, 1890, in-4°. — D. Germain Morin, Uorigine du chant grégorien, 1891. — A. Ebner, Grégoire le Grand et C Antiphonaire romain, dans les Annales de la musique d'Eglise, 1892, p 97-104. — P. Batiffol, V origine du Liber respomalU de V Eglise romaine, dans la Revue des questions historiques, 1894, t. LV, p. 220-228.

Quant aux hymnes qui portent le nom de saint Grégoire, v. Manitius, Histoire de la poésie latine chrétienne, Stuttgard, 1891, p. 384-388. — L'origine de ces hymnes n'a pas encore été sérieusement étudiée.

Selon Fr. MaasseD, la Collectio Avellana, recueil de lettres et d'ordonnances impériales et pontificales des années 352-553, est l'œuvre de saint Grégoire le Grand. Cf. H. Grisar, dans la Revue de théologie catholique, 1879, t. III, p. 184-191. — O. Guenther, Epislolœ imperatorum, ponti/icum, aliorum... Avellana qnœ dicitur Collectio, Pars I (Corpus scriptor. eccles. latin., t. XXXV), Vienne, 1895.

V. Ouvrages sur saint Grégoire. — Une Vie de saint Grégoire, écrite en Angleterre aux premières années du vin* siècle, est restée inédite ; v. P. Ewald, La plus ancienne biographie de Grégoire !•', dans les Mémoires historiques, dédiés au souvenir de G. Waitz, Hanovre, 1886, in-8°, p. 17-54. — Une autre Vie de saint Grégoire, œuvre de Paul Diacre (Paul Warnefried) datant de la seconde moitié du vin siècle (Migne, P, L., lxxv, 41-59) a été publiée dans sa forme originaire, d'après quelques manuscrits italiens, par H. Grisar, Revue de théologie catholique, 1887, t. XI, p. 158-173. — Jean Diacre écrivit à Rome, en 872 ou 873, une troisième Vie de saint Grégoire : Migne, P. L., lxxv, 59-242. — Un poème du vin* siècle célébrant les services que le grand pape a rendus au chant ecclésiastique, a été réédité par H. Grisar dans la Revue de théologie catholique, 1890, t. XIV, p. 552-556. — Sur la littérature postérieure, v. entre autres Chevalier, Répertoire, 921-923; cf. 2621.

Au xix* siècle, citons en particulier : G. J. Th. Lau, Grégoire /•* le Grand, sa vie et sa doctrine, Leipzig, 1845, in-8°. — L. Pingaud, La poli*

Pères de l'Église, T. 111, 14

tique de saint Grégoire le Grand, Paris, 1875, i*-8°. — Fr. et P. Bœhringer, Les pères de ta papauté, Léon fr T et Grégoire 1*% Stottgard, 1879. — G. Wisbaum, Les tendances et les fins principales de Vaetivité de saint Grégoire le Grand, Leipzig, 1885, in-8°. — G. Wolfsgraber, La première phase de la vie de saint Grégoire le Grand, avant son pontificat, aV après ses lettres, Vienne, 1886, in-8°. — Le même, Saint Grégoire le Grand, Saulgau, 1890, in-8 # . — Ed. Claosier, Saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l'Eglise. Sa vie. son pontificat, ses œuvres, son temps (540-604), Ouvrage posthume, publié par H. Odelin, Paris, 1886-1891, in-8*. — La Civilld catiolica, série 14% vol. v, ix (1890-1891), a fait paraître une brillante série d'articles sous ce titre, Il pontificato di S. Gregorio Magno nella storia délia civiltà cristiana. — A. Snow, Saint Gregory the Great : hU Work and his spiril, Londres, 1892, in-8°.

VI. Les prédécesseurs immédiats de saint Grégoire. — Les lettres du pape Jeau III (560-573), insérées dans la Patrohgie latine de Migne, lxui, 13-18, aussi bien que les Lettres de Benoît I er (573 578), qu'on trouve également dans Migne, P. L., lxxii, 683-686, sont apocryphes. Quant aux Lettres et décrets de Pelage II (578-590), ap. Migne, P. L.,lxxii, 703-760, cf. Kaltenbrunner, ap. Jaffé, Reg. Ponùif. Rom., 2« édit., 1885, t. I, p. 137-140.

VII. Le Liber pontificalis . — Sous le titre de liber pon- i tificalis on désigne un ouvrage extrêmement précieux \ pour l'histoire de la papauté, un recueil d'esquisses biographiques prolongé jusqu'au moyen âge. Les papes s'y ' s uccèdent dans Tordre chronologique ; chaque notice con- . tient, outre le nom du pontife, quelques détails historiques I sur sa naissance, sur la durée de son règne, sur ses décrets en matière de discipline, sur les fondations d'églises; mention parfois y est faite d'événements politico-religieux ; jamais Ton n'omet le chiffre des ordres conférés, non plus que la date et le lieu de l'inhumation, ni la durée de la vacance du Saint-Siège.

Ces notices, au début, sont courtes et respirent toute la sobriété du style lapidaire. Avec le iv 9 siècle, elles gagnent

«n longueur. Telle notice, au vnr et au ix c siècle, atteint aux dimensions d'un petit volume.

Depuis le xvi siècle, on tenait le bibliothécaire romain Anastase, vers la fin du ix e siècle, pour l'auteur du Liber pontificalis. Partout aujourd'hui Ton reconnaît que l'ouvrage remonte bien plus haut et n'a rien de commun avec Anastase.

Ce « Livre pontifical » n'a pas paru en un jour.La partie la plus ancienne, qui s'étend jusqu'à la mort de saint Félix IV en 530, est l'œuvre d'un clerc romain, contemporain de Boniface H (530-532). Elle s'appuie, pour les premiers siècles, sur le Catalogue Libérien (1); le Catalogue Félicien, la brève histoire des papes jusqu'à Félix IV, loin d'être la source ou le premier essai de cette partie du Liber pontificalis, en est un abrégé de date postérieure.

Nombre de mains inconnues, tout près en général des règnes qu'elles écrivaient, ont ensuite grossi et complété le livre pontifical, en le continuant jusqu'au règne d'Adrien II (-*- 872) ou plutôt d'Etienne V (-4- 891); quelques manuscrits nous donnent même un lambeau de la vie de ce dernier pape, mais sans souffler mot de Jean VIII, de Marin et d'Adrien III.

Cette seconde partie, qui est aussi la moins ancienne et -qui s'étend du vi° siècle au ix e , est, à tout prendre, un document historique de premier ordre ; la première et la plus vieille partie, sauf les dernières notices, est peu sûre •et vide de faits.

La meilleure édition du Liber pontificalis a été longtemps celle de Fr. Biaocbioi, Rome, 1718 et s., 4 vol. ia-f°., réimprimée par Migne P. L., cxxvn-cxxix. — Une édition nouvelle et qui rallie tous les suf-

l. V. Supra, § 66, vm.

frages, vient d'être publiée par L. Duchesne, Le Liber pontificalis, texte, introduction et commentaire, Paris, 1886-1892, 2 vol. in -4° {Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, 2* série, m). Le premier volume de celle édition va jusqu'à l'an 795; le second ne s'arrête pas au ix* siècle, mais insérant de nouvelles continuations, se prolonge jusqu'à l'an 1431. Indépendamment des amples Prolégomènes du premier volume, v. encore H. Grisar,Le Liber pontificalis, dans la Revue de théologie catholique, 1887, t. XI, p. 417-446.

§ 95. — Saint Martin de Braga et saint Isidore de Séville*

I. Saint Martin de Braga était originaire de la Pannonie ; il prit Thabit monastique en Palestine, mais la Galice, au nord-ouest de l'Espagne, fut le principal théâtre de ses travaux.On le retrouve abbé d'un monastère à Dumio, près de Braga, la résidence des rois suèves; en 561 , dans le premier concile de Braga, il figure avec le litre d'évêque de Dumio, Martinus Dumiensis; en 579 il a fait un pas de plus, et c'est comme archevêque de la capitale qu'il siège dans le deuxième concile de Braga, Martinus Bracarensis. C'a été sa mission personnelle et sa gloire de convertir les Suèves ariens et de les ramener au giron de l'Église. Il mourut en 580; l'Église l'a élevé sur les autels.

En science pas plus qu'en vertu, Martin ne le cédait, si nous en croyons Grégoire de Tours (4), à personne de son temps. La plupart de ses ouvrages roulent sur la morale et sur l'ascétisme. Le plus fameux est l'opuscule que l'auteur lui-même intitule Formula vitœhonestœ, mais que saint Isidore de Séville (2) préfère nommer De diffe~ rentiis quatuor virtutum.

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