Migjie, P. £., lxvii
4. ff Hujus quoque fratres, Nebridius et Elpidius, quœdam scripsisse ferun- •nr. » De vir. ill., ch. xxxiv ; cf. ch. xxxm.
L'empire des Suèves, en 585, s'écroulait sous les coups du roi des Visigoths, Léovigilde, et l'Espagne était assujettie presque tout entière au sceptre du vainqueur. Ce qu'avait été saint Martin de Braga pour les Suèves, saint Léandre le fut pour les Visigoths. Archevêque de Séville depuis les environs de Tan 584 jusqu'à sa mort en 600 ou 601, Léandre avait puissamment contribué à la conversion de saint Herménégilde, un des fils de l'arien Léovigilde, qui pour l'en punir condamna l'apôtre à l'exil. Mais, Léovigilde mort, il eut la gloire, sous le règne de Reccarède, d'imprimer un branle décisif à cette conversion en masse des Visigoths, qu'applaudit et consacra le troisième concile national de Tolède, au mois de mai 589.
Ecrivain loué par saint Isidore (1), son œuvre littéraire n'a pas survécu ; à peine en reste-t-il quelques débris. Les opuscules que Léandre avait lancés contre l'arianisme, et sa vaste correspondance, y compris ses lettres à saint Grégoire-le-Grand, auquel il était lié d'une étroite amitié, tout a péri. Ce que nous avons conservé, — une Règle monastique pour les couvents de femmes (2) et un Discours prononcé à la clôture du troisième concile de Tolède (3) — nous fait regretter vivement la perte des autres ouvrages de saint Léandre.
La renommée littéraire du grand évêque a pourtant pâli devant celle de son frère puîné, saint Isidore, qui lui succéda sur le siège de Séville. Du ministère extérieur et public de saint Isidore, à la tète de son Église, on ne sait à peu près rien. Il fut appelé, sur le déclin de sa vie, à l'honneur de présider le quatrième concile national de Tolède, au mois de décembre 633 ; en 636, il mourait.
L'archevêque de Séville passait dès lors pour l'homme